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dimanche 6 décembre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Un noël saupoudré d'espoir de Nathalie Brunal

   



Editions France Loisirs
collection Nouvelle plume
 pages : 264
 Format poche
Référence : 10240109




Quatrième de couv'

Dolly, disparue prématurément à 16 ans, se voit proposer de revenir sur Terre pour redonner le sourire à ses proches.
Elle se glisse dans la peau de Gabrielle, jeune journaliste venue observer la magie de Noël, si particulière dans leur petite ville.


Mon avis

Tout d'abord, je remercie les éditions France Loisirs pour ce service presse qui m'a permis de découvrir cette autrice.
C’est mon premier roman de Noël de l’année, quoi de mieux que de commencer la saison avec ce livre de moins de 300 pages.
Avec un début prometteur et assez original, je fus assez décontenancée au fil de ma lecture.
Pour l’histoire, il s’agit de Dolly, 16 ans, qui vient de mourir des suites d’une longue maladie et qui va être missionnée sur terre en tant qu’ange pour redonner goût à la vie à ses parents mais sous une autre identité. Apparemment, elle est promise à faire de grandes choses par la suite.

J’ai été embarquée dès le début de l’histoire et emballée par ce concept. L’ambiance de Noël est très présente dans ce récit. L’autrice a mis un pied d’honneur à embarquer le lecteur dans la période de Noël, d’une part par son histoire mettant en scène des anges avec une mission bien précise et d’autre part du fait de la description des décors, des décors en eux-mêmes qui nous plonge dans les festivités de noël, et des personnages qui sont très attachés aux traditions familiales autour de Noël.

Dolly peut faire preuve d’immaturité parfois mais on peut le comprendre du fait de son jeune âge. On fait peu à peu la connaissance de Peter, qui est là pour veiller elle.
On comprend très vite que Peter a un embonpoint et même si au début les réflexions de Dolly sur ce sujet pourrait prêter à sourire, c’est vite devenu assez gênant et agaçant car quasiment à chaque page, une réflexion est faite de sa part sur le physique de Peter. J’ai trouvé cela assez lourd et cela a commencé à me gâcher ma lecture.

De plus, l’histoire démarrait très bien, et malgré les quelques 250 pages, à partir d’un moment, on a la sensation de tourner en rond jusqu’à la fin. D’ailleurs, pendant tout le récit, Peter répète à Dolly qu’il faut qu’elle soit patiente car elle est appelée à faire de grandes choses… Mais quand arrive à la fin, et bien, j’ai été assez déçue par la tournure que prenaient les événements.

Du coup, pour moi, l’histoire n’a plus aucun sens même si, au départ, cela a un aspect fantastique, ce que je veux exprimer c’est plutôt que le fondement même de l’intrigue et de l’histoire perdent de leur substance quand on comprend ce qu’il se passe à la fin. Cela est pour ma part devenu incohérent.

En bref, malgré un début très prometteur, et ses 250 pages, l’histoire a pris une tournure qui ne m’a pas plu, et qui a enlevé tout sens par rapport au début du récit…

Ma note
2,5/5

dimanche 6 septembre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi

    Poche : 384 pages
    Editeur : Le Livre de Poche; Édition : 01 (2 mai 2019)
    Collection : Littérature
    Langue : Français
    ISBN-10 : 2253100498
    ISBN-13 : 978-2253100492




Quatrième de couv'

Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée. A dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Mon avis

Cette citation d’Apollinaire en guise de titre annonce une histoire à la fois intense et touchante. 
Et ce fut le cas. Dans ce genre de roman de type feelgood, on nous dépeint la vie ordinaire de personnages avant qu’un élément déclencheur viennent perturber cette routine.

Ici, il s’agit d’Anne, mère célibataire de deux adolescentes, Chloé et Lily, qui travaille beaucoup, sans voir ses filles et sans parvenir à joindre les deux bouts, acculée par les factures et les crédits à rembourser.
Tout bascule le jour où son patron décide de la licencier pour des raisons personnelles. Deux choix s'offre alors à elle : retrouver un travail ou bien faire en sorte que ses filles, dont elle sait qu’elles ont des problèmes, aillent mieux et repartir sur de nouvelles bases. Elle plaque tout pour se lancer dans l’aventure d’un Road trip avec elles.

J’ai adoré ce roman initiatique mélange de feelgood et découverte de la Scandinavie. Les personnages principaux sont attachants du fait que chacune deux narrent l'histoire à sa façon. En effet à travers les pensées d’Anne, le journal de Lily et le blog de Chloé, nous vivons leurs évolutions et leur voyage au travers des yeux de chacune d'elles.

On apprend donc à les connaître de façon assez intime, leur mal-être et leurs rêves. C’est cela qui rend l’histoire tellement bouleversante. Du coup, le rythme du récit est assez fluide, car les chapitres, alternance de chaque point de vue, sont très courts et s’enchaînent. On ne s’éternise pas sur un seul personnage et c’est agréable.

Cette histoire met en avant le fait que rencontrer des personnes dans une période clé de notre vie peut avoir des conséquences positives sur celle-ci. Et c’est ce que vive les trois personnages pendant leur road trip, c’est un partage des expériences de chacun qui enrichit les personnages et le récit. Et on voit qu'Anne, Chloé et Lily évoluent tout au long du récit pour arriver à ce qu’elle souhaite être à la fin de l’histoire…

En bref, ce fut une lecture touchante et agréable sans être trop dramatique. j'ai beaucoup aimé cette lecture. C'est le deuxième roman de cette autrice, et j'avoue que je suis plus emballée que la premiere (Le premier jour du reste de ma vie).


Ma note
4/5

mardi 12 mai 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Bonjour tristesse de Françoise Sagan

Poche : 160 pages
Editeur : Pocket (5 mai 2009)
Collection : Litterature
Langue : Français
ISBN-10 : 2266195581
ISBN-13 : 978-2266195584



Quatrième de couv'

La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Mon avis

J’avais ce classique dans ma bibliothèque et c’est vrai que depuis le collège et lycée, j’ai un peu de mal avec ce qu’on appelle les "classiques", je les boude sans honte , mais je veux quand même commencer doucement à les lire...
Après, honnêtement, je ne sais pas si ce livre est considéré comme un classique au sens strict du terme. Mais c’est un classique de cette autrice.

Le récit a un style bien d’époque, on sent que l’écriture n’est pas celle des auteurs contemporains, mais cela fait du bien de retrouver un style, à travers une utilisation du passé simple par exemple.
D’ailleurs, l’histoire se passe dans les années 50, On suit Cécile, 17 ans, qui vient de passer son bac et part dans le sud avec son père et la copine de ce dernier pour les vacances d’été. Mais une amie de son père débarque et là tout bascule.
L’histoire est assez courte, elle tient sur un peu plus de 150 pages mais elle est assez intense. La narratrice est Cécile et on perçoit son point de vue, ses désirs et envies d’adolescente, dans les années 50.

Certaines choses nous paraissent totalement désuètes tant cela est différent, en décalage avec les mœurs qu’on peut rencontrer aujourd’hui. Dans ce récit, on y perçoit les ombres d’un féminisme grandissant, les conditions des femmes, etc.
Il n’y a pas beaucoup d’action mais le récit est assez tranchant, percutant, incisif. Tout se passe très vite et on est quasiment dans un récit en huis clos.
On ne sait quelle partie prendre entre ce qui se passe et le ressenti de Cécile notamment.

Je ne m’attendais pas du tout à cette fin et c’est vrai que même si dans les dernières pages, je m’en doutais, le sentiment que cela laisse est quelque peu amère.
Cécile est à la fois mature et l’inverse, ses actions sont parfois déconcertantes.

C’était un roman qui nous fait beaucoup réfléchir à la fois sur nos actions et leurs conséquences, sur ce que l’on peut faire à l’autre, et surtout sur les regrets que cela peut engendrer.

En bref, ce fut une belle découverte, un récit simple mais percutant. Je pense que je m’en souviendrais pendant un bon moment...

Ma note
4/5

samedi 12 janvier 2019

[CHRONIQUE LITTERAIRE] La vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker

Broché: 672 pages
Editeur : Editions de Fallois (19 septembre 2012)
Collection : FALL.AGE H. 1AN
Langue : Français
ISBN-10: 2877068161
ISBN-13: 978-2298070378
Prix : 22€


Quatrième de couv'

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis

Ce livre est une relique de ma PAL, tant cela faisait un bout de temps que je le traînais. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu un sursaut au moment de l'annonce de la diffusion de la série : c'était soit maintenant, soit jamais ! 

Et quelle révélation, je me pose encore la question de pourquoi je n'ai pas sauté le pas plus tot ! Ce fut un récit très prenant ! Plus je lisais et plus j’y pensais ! Une histoire passionnante qui nous emporte au fil des révélations, au fil des pages…

J’ai découvert cet auteur avec ce livre et je ne le regrette pas. Il a un style à la fois fluide et travaillé. Dans ce récit, on jongle entre plusieurs époques et pourtant on n'est pas perdu. Ce que j’ai aimé c’est que plus on en apprenait sur les personnages Et moi on comprenait le lien avec l'histoire. Ce qui est normal étant donné que quasiment à chaque chapitre, une révélation est faite. Personnellement, je n’ai pas réussi à deviner la fin car l’auteur nous fait clairement tourner en bourrique ! Et pourtant à la fin, rien n’est laissé au hasard ! Tout tient la route, et quand on repense aux indices qui ont été semés au fil du récit, et peu à peu, le puzzle se reconstitue.

J’étais totalement captivée par cette histoire, je voulais connaître rapidement la fin !

Les personnages sont attachants, notamment Marcus et sa détermination. J’ai été également touchée par Harry et j’ai aimé me plonger dans son histoire, dans son passé. Il n’y a pas de description propre des personnages, du coup, il est aisé de se les représenter à sa sauce.

Ce qui m’a motivée à lire enfin ce livre qui traîné dans ma PAL depuis des lustres, ce fut évidemment la sortie de la série du même nom sortie en novembre. J’ai donc lu le livre avant de regarder la série et j’avoue que la série est très fidèle au livre. Quand je regardais la série je me revoyais en train de lire certains passages et la représentation que j’ai pu me faire des scènes. Du coup, même en sachant la fin j’avais envie de voir ce que ça donnait à la télé.

En bref, un thriller comme je les aime, un réel coup de cœur qui retourne pas mal dans tous les sens. On ne s’ennuie pas dans sa lecture, j’ai lu ce livre en ayant jamais envie de le quitter.

Ma note 
5/5



vendredi 3 février 2017

[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] CHANSON DOUCE de Leïla Slimani

Broché: 240 pages
Editeur : Gallimard; Édition : 01 (18 août 2016)
Collection : Blanche
Langue : Français
ISBN-10: 2070196674
ISBN-13: 978-2070196678












Quatrième de couv'

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Mon avis

Ce roman est le prix Goncourt 2016. C'est l'histoire d'un couple, avec deux enfants qui cherche une nounou pour les garder à domicile. En effet, la mère décide de reprendre son activité professionnelle parce qu'elle se sent un peu inutile à la maison à s'occuper des enfants, cette frustration la perturbe beaucoup au quotidien et elle a l'envie de retrouver une vie sociale pour être plus épanouie. Cependant, la nounou est choisie mais un drame survient, je ne vous en dis pas plus, dans tous les cas ces informations vous l'avez dès les premières lignes du roman.

J'ai trouvé ce livre, cette histoire assez troublante. Histoire de cette famille avec deux enfants, qui a tout pour être heureuse et cette nounou dépressive envieuse qui gâche tout. Ce roman dépeint avec réalisme les travers de notre société. En effet, une mère qui est cantonnée à s'occuper des enfants, et qui a envie de reprendre une vie professionnelle même si elle aime ses enfants. 

Tout au long du roman, on voit l'évolution de la relation entre le couple et la nounou. En effet, Dès le début du roman on sait ce qu'il va se passer et tout le reste du roman est consacré à la description de situations qui ont pu conduire à cette descente aux enfers et à ce drame. C'était un roman que j'ai trouvé un peu sordide, qui décrit cette descente aux enfers que les parents ressentent, mais ils ne veulent pas intervenir rapidement, ils veulent se donner du temps par confort et égoïsme. On se rend compte que la nounou prend de plus en plus de place, elle se mêle de plus en plus dans l'éducation des enfants et que les parents n'arrive pas la remettre à sa place de peur de la perdre. 

Il est vrai que dans ce récit là on ne s'attache pas trop aux personnages parce qu'on sait d'entrée ce qu'il va se passer. On essaye simplement de comprendre comment un tel drame a pu survenir et s'il y avait une possibilité de l'éviter. On cherche donc tout au long du roman des indices qui auraient pu nous interpeller, permettre d'éviter ce drame, et c'est vrai qu'on est un peu frustré. 

Le rythme de l'histoire est assez fluide, les chapitres sont assez courts, et la plume de l'auteure est assez accessible. Ce qui est assez étonnant pour un prix Goncourt. Après, il est vrai que je n'ai pas eu l'occasion d'en lire beaucoup. 

Ce que j'ai trouvé aussi intéressant dans ce livre, c'est le fait que quelques chapitres sont consacrés à d'autres personnages qui ont aussi connu la nounou, et qui donc nous donne une certaine perception de ce personnage.

Il y a très peu de dialogue, c'est un roman qui est surtout basé sur la description des personnages, des lieux, des situations. L'auteur s'attache également à décrire des détails qui semblent un peu inutiles, futiles, qui peuvent justement alourdir le récit et laisser penser aux lecteurs que ça ne sert à rien, mais finalement, je trouve que chaque détail compte pour décrypter un petit peu l'évolution de l'histoire.

En bref, c'est un livre qui m'a beaucoup intéressé, que j'avais vraiment envie de lire, que la curiosité m'a poussé le faire, et je ne regrette pas ce choix parce que c'est vrai que même si c'est un roman qui est assez angoissant, frustrant, qui met assez mal à l'aise en faite, c'est intéressant de voir comment notre société fonctionne, comment certaines personnes sont laissées de côté, comment faire passer le confort avant la sécurité, comment certains drames peuvent survenir sans qu'on le voit arriver.



Ma note 
4/5

lundi 24 août 2015

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Le gouffre te précipite de Amélia VARIN : une histoire qui me laisse perplexe...

Publication chez Edilivre
Thème : Jeunesse / Ado
Format : Roman (134x204)
Nombre de pages : 82
Date de publication : 4 juin 2015
ISBN : 9782332952417
Prix format papier : 11,50€











Quatrième de couv':
Mina est une jeune fille tranquille qui mène une vie calme et paisible : une mère aimante, une sœur souriante, des amis fidèles... Mais la jalousie est un vice dévastateur et Mina va en faire les frais. Acculée, au bord de la folie, elle va tout faire pour échapper à son calvaire, quitte à jouer avec la mort...
Mon avis :
Tout d'abord, je tiens à remercier l'auteure, Amélia VARIN, pour son envoi et sa confiance, ainsi que sa maison d'édition Edilivre.

Pour commencer, il s'agit d'un livre qui traite, au premier abord, du harcèlement moral à l'école : harcèlement scolaire. Le résumé de la quatrième de couverture donnait vraiment envie.
C'est l'histoire de Mina, qui est au lycée, qui, subit les brimades de ses camarades de classe à cause du mensonge d'une fille de sa classe. Rapidement, cela lui est insupportable et elle sombre dans la folie.

L'histoire commencait bien, l'auteure évoque le commencement du harcèlement et les proportions qu'il peut prendre. Mais très vite, c'est devenu un peu n'importe quoi. Tout part en vrille.
Il s'agit d'une nouvelle d'environ 80 pages, qui se lit très vite. Alors, dans un petit récit comme ça, je peux comprendre qu'on ait pas le temps de développer et que les évenements doivent se passer rapidement. Mais ici, tout se passe trop vite, beaucoup trop vite !
Il y a peu de développements, les personnages ne sont pas du tout attachants. Mina, qu'on pourrait plaindre, m'a vraiment agacé.
Tous les personnages ont des comportements totalement incohérents. Les dialogues sont parfois sans queue ni tête, voire même dérapent sur des situations carrément inattendues et délirantes.
Le personnage principal se retrouve à un moment dans un asile et il a affaire à des médecins complètement surréalistes tenant des propos incongrus.

Le style de l'auteur est assez pauvre, simpliste et ne fait preuve d'aucune finesse. Le rythme est trop rapide et cela est rempli d'incohérence. On passe littéralement du coq à l'âne en permanence, cela est accentué par le comportement des personnages qui ne sont pas du tout proche de la réalité. Le livre est truffé de fautes, mais d'après ce que j'ai compris, la maison d'édition Edilivre ne corrige pas les fautes des manuscrits... Quel dommage, car cela accentue le côté inabouti du bouquin.
Parlons de la fin, car il s'agit d'une fin vraiment délirante. Une fin insensée et bâclée.

Du coup, je ne sais pas comment il faut prendre ce récit mais en tout cas, je n'ai pas aimé cette histoire malgré un début engageant.
D'autant plus que ce n'est pas un genre que j'apprécie, mais alors là, je n'ai pas du tout compris où l'auteur voulait en venir.

En conclusion, soit cette histoire est totalement surréaliste, soit je n'ai pas compris le délire de l'auteur.

Ma note : 1/5.

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