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dimanche 6 décembre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Un noël saupoudré d'espoir de Nathalie Brunal

   



Editions France Loisirs
collection Nouvelle plume
 pages : 264
 Format poche
Référence : 10240109




Quatrième de couv'

Dolly, disparue prématurément à 16 ans, se voit proposer de revenir sur Terre pour redonner le sourire à ses proches.
Elle se glisse dans la peau de Gabrielle, jeune journaliste venue observer la magie de Noël, si particulière dans leur petite ville.


Mon avis

Tout d'abord, je remercie les éditions France Loisirs pour ce service presse qui m'a permis de découvrir cette autrice.
C’est mon premier roman de Noël de l’année, quoi de mieux que de commencer la saison avec ce livre de moins de 300 pages.
Avec un début prometteur et assez original, je fus assez décontenancée au fil de ma lecture.
Pour l’histoire, il s’agit de Dolly, 16 ans, qui vient de mourir des suites d’une longue maladie et qui va être missionnée sur terre en tant qu’ange pour redonner goût à la vie à ses parents mais sous une autre identité. Apparemment, elle est promise à faire de grandes choses par la suite.

J’ai été embarquée dès le début de l’histoire et emballée par ce concept. L’ambiance de Noël est très présente dans ce récit. L’autrice a mis un pied d’honneur à embarquer le lecteur dans la période de Noël, d’une part par son histoire mettant en scène des anges avec une mission bien précise et d’autre part du fait de la description des décors, des décors en eux-mêmes qui nous plonge dans les festivités de noël, et des personnages qui sont très attachés aux traditions familiales autour de Noël.

Dolly peut faire preuve d’immaturité parfois mais on peut le comprendre du fait de son jeune âge. On fait peu à peu la connaissance de Peter, qui est là pour veiller elle.
On comprend très vite que Peter a un embonpoint et même si au début les réflexions de Dolly sur ce sujet pourrait prêter à sourire, c’est vite devenu assez gênant et agaçant car quasiment à chaque page, une réflexion est faite de sa part sur le physique de Peter. J’ai trouvé cela assez lourd et cela a commencé à me gâcher ma lecture.

De plus, l’histoire démarrait très bien, et malgré les quelques 250 pages, à partir d’un moment, on a la sensation de tourner en rond jusqu’à la fin. D’ailleurs, pendant tout le récit, Peter répète à Dolly qu’il faut qu’elle soit patiente car elle est appelée à faire de grandes choses… Mais quand arrive à la fin, et bien, j’ai été assez déçue par la tournure que prenaient les événements.

Du coup, pour moi, l’histoire n’a plus aucun sens même si, au départ, cela a un aspect fantastique, ce que je veux exprimer c’est plutôt que le fondement même de l’intrigue et de l’histoire perdent de leur substance quand on comprend ce qu’il se passe à la fin. Cela est pour ma part devenu incohérent.

En bref, malgré un début très prometteur, et ses 250 pages, l’histoire a pris une tournure qui ne m’a pas plu, et qui a enlevé tout sens par rapport au début du récit…

Ma note
2,5/5

dimanche 22 novembre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Octobre de Søren Sveistrup

Poche : 736 pages
ISBN-10 : 2253241539
ISBN-13 : 978-2253241539
Dimensions : 11 x 2.8 x 17.9 cm
Éditeur : Le Livre de Poche (26 février 2020)
Prix : 9,20 €

Quatrième de couv'

Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d'une femme amputée d'une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d'allumettes. Chargés de l'enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l'inspecteur Mark Hess découvrent que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Mon avis

J’aime beaucoup les thrillers scandinaves, je trouve que l’intrigue est toujours bien ficelée et surtout le dénouement inattendu.
Ce livre ne déroge pas à la règle.
On assiste, dès les premières pages, à une scène particulièrement violente dans le passé qui nous propulse directement de nos jours.

Dans ce récit, plusieurs affaires de meurtres, de disparition, s'entremêlent dans ce thriller qui est un véritable page turner.
Chaque chapitre est assez court et la fin de chacun d'eux appelle à lire le suivant. Pourtant, avec ses plus de 700 pages, le roman n'échappe pas au défaut de descriptions parfois long et inutiles au récit. Je pense que certains éléments ne méritaient pas une attention, une description aussi présente et précise car elles ne servent pas forcément l’intrigue.

Concernant les personnages, je me suis attachée à Hess et Thulin, nos deux personnages principaux, car l'un est mystérieux, et l’autre a été malmené par la vie. Ils sont déterminés et surtout investis dans leur travail, comparé à d’autres personnages pour lesquels le qu’en-dira-t-on est plus important que la vérité.

Hess m’a fait penser à un animal blessé par sa façon d'agir et sur le fait qu'il est silencieux sur sa vie et qui pourtant on sent que son métier est une réelle vocation et ce malgré ce qu’on pensera de lui.
Thulin est un personnage féminin fort qui ajoute une pointe de féminisme dans ce thriller assez masculin.
Le style de l’auteur est très fluide. Malgré le nombre important de personnages, on se retrouve assez facilement. L’intrigue est remarquablement bien mené, j’ai d’ailleurs été bluffée par le dénouement et la révélation finale et car je ne m’y attendais pas du tout. Et c’est cela que j’aime dans les thrillers, c’est quand l’auteur arrive à surprendre son lecteur.

En bref, ce fut une très bonne lecture. Malgré quelques longueurs et le fait que j’ai mis quelques jours à le lire, j’avais cependant toujours eu envie de retourner suivre les aventures des personnages, ce qui montre que malgré tout j’ai été happée par l’histoire et que j’avais envie d’en connaître la fin.


Ma note
3,75/5

samedi 31 octobre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] L’arbre d’Halloween de Ray Bradbury

Éditeur : Folio SF (1 octobre 2015)
Broché : 176 pages
ISBN-10 : 2070458806
ISBN-13 : 978-2070458806
Prix : 6,90€


Quatrième de couv'

Pour Halloween, Tom Skelton se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune Joe Pipkin ne les accompagne pas. Où peut-il bien être ? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l'Égypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l'Arbre d'Halloween ? On retrouve dans L'Arbre d'Halloween, conte fantastique et poétique, tout l'univers de Ray Bradbury : l'enfance, les voyages, l'automne, la mort? On retrouve également le talent qui en a fait l'un des plus grands auteurs du XXE siècle.

Mon avis

Beaucoup comparé au chant de Noël de Dickens, dans ce récit, on y retrouve, c'est vrai, quelques similitudes.
Dans ce conte d'Halloween, on retrouve un groupe d’enfants, le soir d’Halloween, déguisés pour commencer leur tournée de bonbons, lorsque le groupe se rend compte qu’il manque un de leurs copains et donc, il décide d’aller chez lui le chercher.
À partir de là, commence une formidable aventure à travers le temps et l’espace car après avoir fait la rencontre d’un curieux personnage, le groupe de copains traversera les époques et les pays pour découvrir l’origine de cette fabuleuse fête qu'est Halloween.

J’ai adoré ce conte qui permet de découvrir des coutumes selon les pays et les différentes dimensions associées à cette fête particulière.
Chaque chapitre est consacré à un pays, une époque, cela rend le récit plutôt fluide.
Le style de l’auteur est très précis et poétique.
En effet, les mots qu’il choisit sont précis, et cela rend le récit enchanteur malgré le thème.
Concernant les personnages, le nom de chacun était compliqué à retenir tant l’auteur s’attache à les nommer par leurs déguisements plutôt que par leur prénom.

En bref, ce fut une très belle découverte, je connaissais déjà cette auteur après avoir lu Fahrenheit 451 dans lequel je n’avais pas trouvé cette plume qu’on peut retrouver dans ce récit là.
Je suis très contente de ma lecture, j’ai appris pas mal de choses, il faut savoir que c’est un récit très court et qui se lit très rapidement mais qui est aussi très prenant.


Ma note
4/5

vendredi 30 octobre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Une saison chez les sorcières tome 1 Automne de Anaïs Goldemberg

Éditeur : Editions du Lumignon (31 octobre 2014)
Broché : 64 pages
ISBN-13 : 978-2955024409
ISBN-10 : 2955024406
Prix : 15€


Quatrième de couv'

Une maison au fond de la forêt, des sorcières farfelues, un monstre doux... et un danger qui rôde.

Mon avis

Dans ce récit, on retrouve des sorcières préparant la grande fête de l’automne, et pendant la course de cette fête, une sorcière découvre quelque chose de bizarre dans la forêt.
J’ai beaucoup aimé ma lecture, malgré le nombre important de personnages, on s'y retrouve plutôt facilement.
L’histoire est toute mignonne, chaque sorcière a une personnalité différente, d'où leur prénom assez cocasse. L’histoire est fluide et assez rapide à lire. Les illustrations sont enchanteresses, et cela permet de se représenter l’univers de l’autrice.
Les chapitres sont très courts et j’avoue avoir fait durer ma lecture car cela se se lit Beaucoup trop vite à mon goût.
Les illustrations sont toutes empreintes de douceur et cela se marie très bien avec cette saison automnale et avec le récit qui accompagne.
L’ambiance qui se dégage est très chaleureuse et cosy.

En bref, j’ai attendu un an pour lire cette histoire car je me suis procuré le livre l’année dernière et je voulais le lire lui aussi pendant le pumpkin autumn challenge, et je ne suis pas déçue de ma lecture, c’est la saison idéale.

Ma note 

4/5


lundi 26 octobre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Le bois sans dessus dessous , et autres histoires conthées de Clémentine Ferry

Editions : Lumignon
Illustrations : Sanoe
ISBN : 978-2-9550244-9-2
88 pages 
À partir de 7 ans
Parution : 9 octobre 2017.


Quatrième de couv'

À travers dix contes, les héros du Bois Sans Dessus Dessous nous emmènent dans des aventures gourmandes. Loirs, hérissons, grenouilles, chauve-souris : tous ont en commun le thé, qui sert de fil rouge à travers leurs différentes histoires.Ces petites contes initiatiques bien ciselés abordent des thèmes aussi variés que le vivre ensemble, la timidité ou encore l’acceptation de soi.

Mon avis

J’ai ce livre dans ma PAL depuis l’année dernière et je voulais impérativement le lire durant le Pumpkin autumn challenge de cette année.
Ce fut une très belle découverte.
Il s’agit d’un livre comportant dix petites histoires sur différentes familles d’animaux, avec des illustrations cosy, qui vivent au sein d’une même forêt : le bois sans dessus dessous.
Chacune des histoires aborde un sujet différent mais toujours en restant autour du thème du thé. Quoi de mieux pour aborder l’automne ?

Les histoires sont très mignonnes avec des issues imprévisible. On apprend pas mal sur chaque habitant du bois sans dessus dessous.
J’ai fait le choix de lire une histoire de temps en temps pour éviter de tout lire d’un coup, afin de savourer à la fois ma lecture mais aussi les illustrations qui sont vraiment très jolies, très cocooning, elles réchauffent le cœur et abordent l’automne avec beaucoup de douceur.

En bref, j’ai bien fait d’attendre cette saison pour me plonger dans ses petites histoires, avec leurs habitants haut en couleurs, une lecture toute mignonne à lire à des enfants et à consommer sans modération…

Ma note
4/5

dimanche 6 septembre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi

    Poche : 384 pages
    Editeur : Le Livre de Poche; Édition : 01 (2 mai 2019)
    Collection : Littérature
    Langue : Français
    ISBN-10 : 2253100498
    ISBN-13 : 978-2253100492




Quatrième de couv'

Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée. A dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Mon avis

Cette citation d’Apollinaire en guise de titre annonce une histoire à la fois intense et touchante. 
Et ce fut le cas. Dans ce genre de roman de type feelgood, on nous dépeint la vie ordinaire de personnages avant qu’un élément déclencheur viennent perturber cette routine.

Ici, il s’agit d’Anne, mère célibataire de deux adolescentes, Chloé et Lily, qui travaille beaucoup, sans voir ses filles et sans parvenir à joindre les deux bouts, acculée par les factures et les crédits à rembourser.
Tout bascule le jour où son patron décide de la licencier pour des raisons personnelles. Deux choix s'offre alors à elle : retrouver un travail ou bien faire en sorte que ses filles, dont elle sait qu’elles ont des problèmes, aillent mieux et repartir sur de nouvelles bases. Elle plaque tout pour se lancer dans l’aventure d’un Road trip avec elles.

J’ai adoré ce roman initiatique mélange de feelgood et découverte de la Scandinavie. Les personnages principaux sont attachants du fait que chacune deux narrent l'histoire à sa façon. En effet à travers les pensées d’Anne, le journal de Lily et le blog de Chloé, nous vivons leurs évolutions et leur voyage au travers des yeux de chacune d'elles.

On apprend donc à les connaître de façon assez intime, leur mal-être et leurs rêves. C’est cela qui rend l’histoire tellement bouleversante. Du coup, le rythme du récit est assez fluide, car les chapitres, alternance de chaque point de vue, sont très courts et s’enchaînent. On ne s’éternise pas sur un seul personnage et c’est agréable.

Cette histoire met en avant le fait que rencontrer des personnes dans une période clé de notre vie peut avoir des conséquences positives sur celle-ci. Et c’est ce que vive les trois personnages pendant leur road trip, c’est un partage des expériences de chacun qui enrichit les personnages et le récit. Et on voit qu'Anne, Chloé et Lily évoluent tout au long du récit pour arriver à ce qu’elle souhaite être à la fin de l’histoire…

En bref, ce fut une lecture touchante et agréable sans être trop dramatique. j'ai beaucoup aimé cette lecture. C'est le deuxième roman de cette autrice, et j'avoue que je suis plus emballée que la premiere (Le premier jour du reste de ma vie).


Ma note
4/5

dimanche 26 juillet 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

Edition France Loisirs
Caractéristiques du produit :
Livre, 400 pages
Référence : 10216239


Quatrième de couv'


Derrière son sourire, Alice cache angoisses, TOC et insomnies. En débarquant à Paris, l'Américaine ne rêve que d'une chose : repartir à zéro. Elle accepte un poste dans une start-up au projet pour le moins surprenant : réunir les chaussettes dépareillées du monde entier ! Marie Vareille nous dévoile une nouvelle facette de son talent, tout en subtilité et émotions.


Mon avis

Tout d'abord, je remercie les éditions France Loisirs pour ce service presse qui m'a permis de découvrir cette autrice que je ne connaissais pas du tout !
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une lecture aussi intense émotionnellement. Pourtant, en commençant ce livre, je ne savais pas où cela allait me mener. On ne sait rien du personnage principal, Alice, et on se laisse porter au gré de son quotidien, fraîchement débarquée à Paris, et de la lecture de son journal personnel rédigé cinq ans en arrière.

Vous l’aurez compris, il y a une alternance entre le présent et le passé du fait de son journal.
Au départ, le journal nous dévoile les réflexions intérieures d’Alice ainsi que des bouts de son enfance avec sa sœur Scarlett.

On a un peu de mal à comprendre le parallèle entre ce présent, et le passé évoqué dans son journal mais tout est bien ficelé et tout finit par converger de façon totalement inattendue !
Je me suis attachée à quasiment tous les personnages, j’ai aimé chacun deux pour leur personnalité, et ce qu’ils apportent au récit.
J’ai aimé me plonger dans la vie de ses deux sœurs, qui ont pratiquement le même âge, et pourtant que tout oppose, même leur enfance n’a pas été la même et cela m’a bouleversée.

Ce roman nous fait beaucoup voyagé, entre les États-Unis, Paris, Londres.
D’ailleurs, quand l’enfance des deux sœurs est évoquée dans leur petite bourgade américaine e bord de mer, je parvenais presque à sentir l’odeur iodée tant les descriptions de l'autrice m’ont transportée. 

Ce fut une lecture qui commence doucement et qui s’accélère ensuite comme la musique évoquée dans l’histoire… Les révélations sont intenses et je ne m’y attendais pas du tout, malgré, en y repensant, les indices laissés çà et là par l'autrice. Les thèmes abordés sont assez durs comme le désir d’enfant inassouvi, l’infertilité, le rejet, la perte, la famille, les relations familiales compliquées, la dépendance à l'alcool et la drogue…

Le style de l'autrice est assez agréable et fluide, les chapitres s'enchaînent assez facilement, on est complètement transporté par l’histoire, et les descriptions.
Il y a tellement d’optimisme dans cette histoire, notamment à travers les personnages que rencontre Alice lorsqu’elle débarque à Paris, et qui essayent malgré eux, malgré le fait qu'ils ne connaissent rien ni de sa vie passé ni de sa vie actuelle, de lui redonner goût à la vie.
Il y a beaucoup de références à des univers qui m’ont fait sourire… Je vous laisse découvrir de quoi il s’agit.
Et puis, à la fin, le titre du livre qui prend tout son sens…

En bref, ce fut une excellente lecture, malgré un début où je ne savais pas où cela allait me mener, je me suis laissée transporter au fil de l’histoire, de ses personnages, des descriptions qui sont pour moi très immersives, et puis l’explosion d’émotions à la fin… Ce livre pour moi est un réel bonbon à savourer…


Ma note
4,5/5

jeudi 16 juillet 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Les enquêtes du Département V tome 1 : Miséricorde de Jussi ALDER-OLSEN

Poche : 528 pages
Editeur : Le Livre de Poche (9 janvier 2013)
Collection : Thrillers
Langue : Français
ISBN-10 : 9782253173618
ISBN-13 : 978-2253173618

Quatrième de couv'

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ?
Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case...

Mon avis

C’est un thriller scandinave comme je les aime, même si malheureusement, j’avais deviné dès le début le possible dénouement et j’ai espéré jusqu’à la fin me tromper.
J’ai découvert cette saga de roman par les films en premier, d’ailleurs des films excellents au passage.

Ce tome 1 est bien mené. On assiste à la création du fameux département V et à leur première enquête.
J’ai tout de suite adoré les deux personnages principaux à savoir Carles et Assad, je trouve que leur duo fonctionne très bien.
L’intrigue est bien ficelée, même si l’auteur aurait pu disséminés les indices de façon plus discrète.
Car oui je suis plutôt du genre bon public, j’aime me faire surprendre par le dénouement notamment et je déteste deviner, je préfère largement la surprise…

Ce thriller se lit tout seul, d’ailleurs ce que j’apprécie beaucoup dans ce récit c’est qu’il n’y a pas de scènes gore comme on peut en trouver dans certains du genre.
De toute façon, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de thriller scandinave et franchement pour moi ce sont les meilleurs.

Il y a quand même pas mal de suspense. Le récit se déroule à deux époques différentes de façon parallèle : on suit la victime depuis 2002, et on suit les enquêteurs aujourd’hui c’est-à-dire en 2007.

Je pense que cette saga est assez prometteuse, On sent que le premier tome a peut-être quelques défauts en terme d’indices cachés afin de pouvoir reconstituer le puzzle à la fin. J’espère que les tomes vont se bonifier au fil de mes lectures, car en effet je ne compte pas en rester là.

En bref, un bon thriller scandinave, peut-être pas le meilleur que j’ai pu lire, mais en tout cas qui m’a fait passer un bon moment.

Ma note
4/5

lundi 13 juillet 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] L'inconnu de la forêt de Harlan Coben

Edition : France Loisirs
Livre, 416 pages
Prix : 19,99€
Référence : 10206251




Quatrième de couv'

Une lycéenne victime de harcèlement scolaire
Wilde, un enquêteur pas comme les autres
Quand elle disparaît, il est le seul à pouvoir la retrouver
Au lycée, Naomi ne connaît que la solitude et l'humiliation.
Matthew, son ami a toujours laissé faire, mais la disparition soudaine de la jeune fille l'inquiète.
Sa grand-mère, avocate renommée et médiatisée, met sur l'affaire un certain Wilde, au profil atypique.

Mon avis

Ce livre est pour moi mon premier Harlan Coben, même si je connais de nom quelque uns de ses autres écrits, je n’ai jamais eu l’occasion de me lancer dans la lecture d’un de ses ouvrages. Par contre je connais quelques unes des adaptations qui en sont tirées.
D’ailleurs j'ai globalement aimé les adaptations que j’ai pu voir. Alors j’en attendais quand même pas mal de ce roman. Et j’avoue d'entrée que je suis un peu déçue.

Déjà, pour moi, le titre n’est pas forcément adapté à l’histoire. En effet, le personnage désigné par le titre est Wilde, dont on ne sait presque rien puisqu’il a été retrouvé très jeune dans la forêt seul et le souci c’est que ben on n’en apprend pas forcément beaucoup plus au fil de l'histoire.
Tout au long du récit, on pense qu’on va apprendre certaines choses à son sujet mais cela tarde à arriver.

Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait pas forcément d’éléments, de détails disséminés ça et là ai fil du récit pour nous accompagner vers le dénouement final. En général, dans un thriller, on peut retrouver des éléments au fil de l'eau qui prennent tout leur sens à la fin. Dans ce récit, le dénouement arrive un peu de nulle part, ou alors je suis passée à côté du récit. 
Les descriptions sont immersives, j'ai pu me représenter facilement environnement de chaque personnage.
Plusieurs thèmes intéressants y sont abordés, tels que la famille, la justice, le harcèlement scolaire, les réseaux sociaux, les défis que les ados se lancent....
Concernant les personnages, il est vrai que dans ce récit j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à un personnage. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Hester que je trouvais tranchante et assez dynamique. Wilde est atypique et a du mal à s'attacher aux gens. J'ai bien aimé son évolution au fil de l'histoire et surtout à la fin. 
On peut retrouver un rythme du récit assez soutenu, les chapitres s'enchaînent bien, on a quand même envie de savoir ce qui se passe. J’ai vraiment été déçue par le dénouement et ce manque d’informations sur Wilde. 

En bref, ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire, je suis moi-même déçue d’avoir été déçue car j’attendais beaucoup de cette auteur mais, malgré tout, je retenterais l'expérience avec un autre de ses titres.


Ma note
2,5/5

mercredi 27 mai 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Attachement de Rainbow Rowell

Poche : 475 pages
Editeur : Milady
Collection : Milady Chicklit
Langue : Français
ISBN-10 : 2811230440
ISBN-13 : 978-2811230449

Quatrième de couv'

Lincoln, gentil geek aux faux airs d’Harrison Ford, travaille dans une entreprise où son rôle consiste à contrôler les e-mails des employés. C’est ainsi qu’il parcourt les échanges de Jennifer et Beth, deux copines aussi impayables qu’attachantes. Sans même l’avoir vue, Lincoln va tomber amoureux de Beth. Mais comment lui déclarer sa flamme sans passer pour un fou ? Surtout que la jeune femme semble avoir un faible pour un « inconnu » qui travaille dans le même immeuble.

Mon avis

Ce fut une lecture assez particulière. L’idée de base est assez dérangeante et met mal à l’aise. En effet, c'est l'histoire de Lincoln, informaticien dans un journal qui est responsable de surveiller les e-mails des employés, car la politique de l'entreprise en matière de communications est qu'elles doivent être strictement professionnelles. De ce fait, il lui arrive de mettre des avertissements aux employés quand le code de déontologie a été enfreint.
Et en lisant les e-mails d’une employée, en particulier, il va en tomber amoureux sans l’avoir vu…

Le point de départ est quand même assez glauque selon moi, le personnage de Lincoln qui espionne les employés et ça fait limite stalker…
Après, il est vrai qu’en apprenant à connaître le personnage, on voit rapidement que ce n’est pas un psychopathe, et que même pour lui, le fait d'avoir ce boulot le dérange. D’ailleurs, c’est rassurant de voir qu’il n’assume pas forcément son travail.

Le début de la lecture a été laborieux car, d’une part, un mec qui espionne les e-mails ne me plaisait pas et d’autre part, il ne se passait pas grand-chose tout au long du premier tiers du livre.
Et finalement, je me suis attachée à Lincoln, car sa timidité et son manque de confiance en lui m'ont touchée. C’est un personnage sensible, solitaire, il a quelques amis mais on sent qu’il n’est pas forcément épanoui, et il vit encore chez sa mère et a du mal à prendre son envol.

Car, finalement dans cette histoire, il n’y a que Lincoln et ses amis, que l’on ne voit pas souvent d’ailleurs, que l’on côtoie. Les deux autres personnages féminins, on ne les connaît qu’à travers leurs échanges de mails que Lincoln surveille. On apprend à connaître Beth et Jennifer de la même façon que Lincoln apprend à les connaître. Et d’ailleurs on veut aussi en savoir plus sur elles.

Tout au long du récit, on s’abreuve des réflexions de Lincoln sur sa vie, sur ce qu’il a vécu, sa relation avec sa mère et sa sœur et surtout on le voit évoluer tout au long de l’histoire.
J’ai littéralement dévoré les deux tiers restant du livre quand tout s’est accéléré et que je voulais savoir comment cela allait se terminer. Il faut quand même avouer que c’était assez mal engagé.

Pour finir, j’ai passé un bon moment en compagnie de Lincoln et des autres personnages. J’ai ri, souri, c’était un bon livre feelgood, même si le contexte est assez bizarre, ça passe malgré tout.

En bref, après Eleanor and Park, j’ai tenté un autre livre de l'autrice et on voit que c’est son premier mais j’ai bien aimé dans l’ensemble.


Ma note
3/5

samedi 16 mai 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Orange de Ichigo Takano ( 6 tomes)


Tome 1
Broché : 221 pages
Editeur : Akata (9 octobre 2014)
Collection : Orange
Langue : Français
ISBN-10 : 2369740310
ISBN-13 : 978-2369740315
Prix : 7,95€








Quatrième de couv'

Un matin, alors qu'elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu'elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu'elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu'elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d'assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c'est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

Mon avis 

Cela fait un moment que je n’avais pas lu un manga et je dois avouer que celui-ci fut une très un très bon choix.

C’est l’histoire de Naho, une lycéenne de 16 ans, qui reçoit un bon matin une lettre écrite par elle-même mais du futur qui lui donne des conseils à suivre car son moi du futur de 10 ans vit avec quelques regrets qu’elle aimerait réparer.

C’est une série en six tomes (pour l'instant). Le premier tome est juste une très belle découverte. Jusqu’à présent, j’ai lu quelques Shojo, je ne sais pas si cette série rentre dans cette catégorie.
L’histoire est touchante, les personnages ont chacun leur personnalité et dans cette bande de six amis, chacun a trouvé sa place.
Ce manga nous replonge avec nostalgie dans l’adolescence et plus particulièrement dans les années lycée.

Les dessins sont fins et empreints de poésie. Quelques passages serrent tout de même le cœur, car on s’attache rapidement aux deux personnages principaux.
Ce mangas se lit vite, l'histoire est fluide et cohérente. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi de faire une chronique globale sur la série des 6 tomes car c’est compliqué pour moi de m'en tenir qu'à un seul par chronique.

Chaque tome est parsemé de sauts dans le futur et des instants dans le présent.
Plusieurs thèmes y sont abordés comme la dépression, le suicide, la culpabilité, le fait que chacun de nos actes peut avoir des conséquences sur les personnes et sur le futur.

Même les problématiques liées au voyage dans le temps sont aussi abordées, tels que les paradoxes, les univers parallèles, etc, ce qui montre que l’auteur essaye d’être cohérent et logique dans son récit.

J’ai cru voir passé l'info qu'un tome 7 prévu… Affaire à suivre.

En bref, ce fut une très belle découverte, un roman tout en douceur, avec quelques passages difficiles, mais c’est un roman qui reste tout de même optimiste.


Ma note 
4,5/5

mardi 12 mai 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Bonjour tristesse de Françoise Sagan

Poche : 160 pages
Editeur : Pocket (5 mai 2009)
Collection : Litterature
Langue : Français
ISBN-10 : 2266195581
ISBN-13 : 978-2266195584



Quatrième de couv'

La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Mon avis

J’avais ce classique dans ma bibliothèque et c’est vrai que depuis le collège et lycée, j’ai un peu de mal avec ce qu’on appelle les "classiques", je les boude sans honte , mais je veux quand même commencer doucement à les lire...
Après, honnêtement, je ne sais pas si ce livre est considéré comme un classique au sens strict du terme. Mais c’est un classique de cette autrice.

Le récit a un style bien d’époque, on sent que l’écriture n’est pas celle des auteurs contemporains, mais cela fait du bien de retrouver un style, à travers une utilisation du passé simple par exemple.
D’ailleurs, l’histoire se passe dans les années 50, On suit Cécile, 17 ans, qui vient de passer son bac et part dans le sud avec son père et la copine de ce dernier pour les vacances d’été. Mais une amie de son père débarque et là tout bascule.
L’histoire est assez courte, elle tient sur un peu plus de 150 pages mais elle est assez intense. La narratrice est Cécile et on perçoit son point de vue, ses désirs et envies d’adolescente, dans les années 50.

Certaines choses nous paraissent totalement désuètes tant cela est différent, en décalage avec les mœurs qu’on peut rencontrer aujourd’hui. Dans ce récit, on y perçoit les ombres d’un féminisme grandissant, les conditions des femmes, etc.
Il n’y a pas beaucoup d’action mais le récit est assez tranchant, percutant, incisif. Tout se passe très vite et on est quasiment dans un récit en huis clos.
On ne sait quelle partie prendre entre ce qui se passe et le ressenti de Cécile notamment.

Je ne m’attendais pas du tout à cette fin et c’est vrai que même si dans les dernières pages, je m’en doutais, le sentiment que cela laisse est quelque peu amère.
Cécile est à la fois mature et l’inverse, ses actions sont parfois déconcertantes.

C’était un roman qui nous fait beaucoup réfléchir à la fois sur nos actions et leurs conséquences, sur ce que l’on peut faire à l’autre, et surtout sur les regrets que cela peut engendrer.

En bref, ce fut une belle découverte, un récit simple mais percutant. Je pense que je m’en souviendrais pendant un bon moment...

Ma note
4/5

lundi 20 avril 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] La femme à la fenêtre de AJ Finn

Poche : 608 pages
Editeur : Pocket (14 février 2019)
Collection : Thriller
Langue : Français
ISBN-10 : 2266291866
ISBN-13 : 978-2266291866

Quatrième de couv'

Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur Internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russel – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d'emménager en face. Un soir, Anna est témoin d'un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute de sa propre raison ?

Mon avis

Il s’agit d’un huis clos dans lequel Anna Fox, psychiatre de profession, évolue seule. Cette mère de famille, séparée de son mari et sa fille, vit depuis plusieurs mois recluse chez elle en épiant la vie de ses voisins à coup de médocs et d’alcool. Jusqu’au jour où tout bascule : derrière sa fenêtre, elle assiste à l’impensable.

Ce thriller psychologique qui vous fera vivre plusieurs jours dans la tête d’Anna. On est spectateur de sa vie, ses tourments, ses problèmes psychologiques et on arrive même à douter d’elle. Car oui, avec près de 600 pages, l'autrice de la Fille du train, malmène son personnage, la laissant face contre tous et même nous-mêmes. On ne sait plus à qui se fier car il y a pas mal d’éléments troublants, on se pose des questions, on a envie de croire Anna mais comment ? Au fil des jours et des révélations, l'étau autour d’Anna se resserre.

Le début est un peu lent, on se laisse porter par le quotidien d’Anna, dépendante des médicaments et de l’alcool. On a la fois de la peine pour elle et en même temps, on se demande si elle fait vraiment un effort pour s’en sortir.
Anna est un personnage fragile, on sait qu'elle vit au jour le jour sans apprécier réellement la vie.  D’ailleurs, son passe-temps favori est de regarder les autres vivre leur propre vie. 
Dès qu’elle assiste à la scène chez ses voisins, elle ne vit que pour ça. Le livre se passe sur environ deux semaines mais on a l’impression que ça dure beaucoup plus longtemps.

L’auteur a mis en place une atmosphère particulière, à la fois glaçante, angoissante et surréaliste, elle s’attarde peut-être un peu (trop ?) sur les états d'âme d’Anna. C’est ce qui rend la lecture assez longue, le livre en lui-même est trop long à mon goût.
Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ma lecture, dans le fond, après j’avoue que j’ai peut-être laissé un peu trop traîner ce livre…

En bref, ce fut une lecture très intéressante et intrigante, je me suis beaucoup attachée au personnage d’Anna parce que j’avais envie de l’aider, et c’est vrai que la fin on ne peut clairement pas la deviner, et je pense que c’est ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre.

Ma note 
4/5

dimanche 5 avril 2020

[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] Serre-moi fort de Claire Favan


Poche : 408 pages
Editeur : Pocket (9 février 2017)
Collection : Thriller
Langue : Français
ISBN-10 : 2266271644
ISBN-13 : 978-2266271646
Prix : 7,5€

Quatrième de couv'

" Serre-moi fort. " Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d'abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l'incertitude et l'absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l'Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l'enquête sur la découverte d'un effroyable charnier dans l'Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d'une rare violence...

Mon avis

Je n’arrive pas à me décider sur ce que je pense réellement de ce livre. En effet, le style de l’auteur était très addictif et fluide, j’ai lu ce livre assez d’ailleurs vite et pourtant je n’ai pas accroché avec la fin proposée par l’auteur.

Le livre se compose en trois parties qui évoque des époques différentes.
Le problème c’est que j’aime beaucoup les thrillers qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin et là, ce n’est pas le cas car on découvre bien trop rapidement à mon goût qui est à l’origine de l’intrigue.

D’ailleurs, l’intrigue est assez bien ficelée, au début on est happé dans cette ambiance assez gênante, dans cette famille dont la fille adolescente disparaît, on l'apprend dès la première page. En fait, ce qui me gêne dans cette histoire, c’est la fin que je trouve à mon goût bâclée, limite peut-être même tirée par les cheveux.

Pourtant, c’est une lecture que j’ai beaucoup aimé, je pensais à l’histoire constamment, et j’avais qu’une hâte c’est de pouvoir me replonger pour reconnaître la suite et fin de ce récit. Mais je pense que cela ne correspond pas trop aux standards des thrillers que j’aime, parce que finalement comme je disais plus haut, on apprend assez rapidement qui est à l’origine de l’intrigue même si je m’en doutais fortement, et en fait le reste de l’histoire est centré sur comment va-t-on l’attraper, va-t-il s’en sortir, etc ?

En bref, c’est un thriller que j’ai bien aimé, cependant il ne répond pas au standard que j’aime retrouver dans ce type de lecture. De ce fait, cela m’a laissé un petit goût amer notamment avec la fin proposée par l’auteur.

Ma note
3/5

dimanche 26 janvier 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Les morsures de l'ombre de Karine Giebel

    Poche : 320 pages
    Editeur : Pocket (10 septembre 2009)
    Collection : Policier / thriller
    Langue : Français
    ISBN-10 : 2298015325
    ISBN-13 : 978-2266181365
    ASIN : 226618136X

Quatrième de couv'

Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.
À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...


Mon avis

Pour moi, Karine Giebel est une référence en matière de thriller. C’est d’ailleurs le troisième de ses romans que j’ai lu (Juste une ombrePurgatoire des innocents).
Et pour lire ses romans, il faut en général avoir le cœur assez bien accroché par contre, car elle n’y va pas avec le dos de la cuillère pour maltraiter ses personnages.

Ce roman fait moins de 300 pages et pourtant il est très bien construit, l’écriture de l’autrice est juste et précise, sans superflu.
Tout au long du récit, on doute des personnages, au départ on ne comprend pas bien ce qui se passe pour Benoît, le personnage principal, on essaye de réunir des indices et pourtant, je n’ai pas vu venir le dénouement. Les liens sont difficiles à établir et j’ai tapé totalement à côté…
Le rythme de l’histoire est soutenu. On sent la tension monter petit à petit et l’escalade de la violence avec elle.
Les personnages souffrent, que ce soit du point de vue psychologique ou physique. L’intrigue est très bien ficelée et j’adore quand il est impossible de deviner la fin, c’est seulement une fois que l’on comprend tout, on se remémore les indices déposer ça et là tout au long du récit. 

J’ai eu un peu de mal à encaisser à la fin car des choses reste tout de même en suspens. C’est une fin assez amère. Je ne m’étalerai pas plus, mais ce récit est parfait pour les amateurs de thriller.

En bref, encore une super lecture, Karine Giebel est une valeur sûre une fois de deux plus.

Ma note
4/5

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Esprit d'hiver de Laura Kasischke

    Broché : 276 pages
    Editeur : BOURGOIS (22 août 2013)
    Collection : LITT. ETR.
    Langue : Français
    ISBN-10 : 2267025221
    ISBN-13 : 978-2267025224

Quatrième de couv'

Lorsqu’elle se réveille ce matin-là, Holly, angoissée, se précipite dans la chambre de sa fille. Tatiana dort encore, paisible. Pourtant rien n’est plus comme avant en ce jour de Noël. Dehors, le blizzard s’est levé ; les invités ne viendront pas. Au fil des heures, ponctuées par des appels téléphoniques anonymes, Tatiana devient irascible, étrange, inquiétante. Holly se souvient : l’adoption de la fillette si jolie, treize ans auparavant, en Sibérie… Holly s’interroge : « Quelque chose les aurait suivis depuis la Russie jusque chez eux ? »

Mon avis

Ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteur, j’avais déjà lu il y a quelques années "A moi pour toujours", un roman qui m’avait marqué.

Cette histoire se déroule le matin de Noël, Holly ayant pas mal bu la veille, s’est réveillée plus tard que prévu alors qu’elle a un repas de famille à préparer, son mari est parti récupérer ses parents à l’aéroport la laissant avec leur fille à la maison.
Alors va commencer un huis clos étrange avec sa fille. De façon angoissante, la tension va monter au fil du récit.
À la lecture de cette histoire, un sentiment d’isolement m’a envahi, on se sent prisonnier avec les personnages dans cet environnement, on est mal à l’aise.
Cette ambiance est ponctuée de flash-back sur le passé d'Holly, notamment et on est un peu perdu car on comprend pas où l'auteur veut nous amener mais cela ne nous empêche pas d’être appelé par cette écriture addictive et percutante. On a envie de comprendre ce qui se trame, cette ambiance entre les personnages est à la limite du surréalisme tant eux-mêmes ne se comprennent pas entre eux.
Esprit d’hiver est ce genre de lecture qu’on referme en repassant dans sa tête tout ce qui aurait plus nous alerter sur ce qui allait venir à la fin.
Car, personnellement, cette fin, je ne l’ai pas vu venir et en y repensant, il y avait des petits détails qui donnaient quelques indices… Cette fin m’a littéralement scotchée.
Cette lecture, c’est comme si j’avais été aspirée dans une spirale infernale, quelque chose qu’on arrive pas à saisir, l’auteur a réussi à me submerger dans cette ambiance, dans ce salon où je me trouvais avec les personnages.


En bref, ce fut une excellente lecture, je n’ai pas pu m’arrêter temps je voulais connaître la fin, C’est ce genre de lecture à laquelle vous pensez la journée quand vous avez hâte de vous y replonger…


Ma note
5/5



[CHRONIQUE LITTERAIRE] Tendre veillée de Scarlett Bailey


Poche : 408 pages

Editeur : Milady
Collection : Central Park
Langue : Français
ISBN-10 : 2811211101
ISBN-13 : 978-2811211103

Quatrième de couv'

Quel homme déballera-t-elle au pied du sapin ?
Lydia a toujours souhaité vivre un Noël parfait. Aussi n'hésite-t-elle pas une seule seconde quand ses meilleures amies l'invitent à réveillonner en leur compagnie. Au programme, feux de cheminée et marrons chauds - le tout dans un décor digne d'une carte de voeux. Mais quand elle se retrouve bloquée par la neige en compagnie de son petit ami, de son ex et d'un irrésistible inconnu, son Noël idéal est sérieusement mis à mal. Pourtant, trois rois mages, c'est la tradition à cette époque de l'année...

Mon avis

C’est le livre de Noël par excellence. Tout y est : la neige, le chocolat chaud, le chalet dans la montagne, le feu de cheminée, les décorations, le vin chaud… En bref, une vraie carte postale de cette Noël.

Cela fait longtemps que je ne m’étais pas immergée totalement dans une lecture. Je n’ai pas pu lâcher ce livre. Pourtant, autant être honnête, ce n’est pas le roman de l’année mais il fait du bien.

On rencontre Lydia, fleur bleue à souhait et mordue de films romantiques surtout pendant la période de Noël, qui n’a pas eu une enfance facile et qui est à un tournant décisif de sa vie. On découvre dès les premières pages que son petit ami va la demander en mariage à Noël, c’est elle qui les découvre, et elle est plus très sûre de ce qu’elle veut. Elle va retrouver ses meilleurs amis dans un chalet à la montagne pour fêter Noël. Mais cela ne va pas se passer comme prévu. En effet, un imbroglio improbable va se jouer pendant ce séjour scellant à jamais le destin de Lydia.

J’ai beaucoup aimé ce roman car il pose quand même pas mal de questions existentielles. Il y a d’ailleurs une citation que j’ai beaucoup aimé et qui résume bien la vision que beaucoup de gens ont de Noël :

« les gens sont tout excités, il pense que s'ils ne sont pas heureux à cette période de l’année, alors ils ne peuvent pas du tout l’être . »

Je trouve que cela est vrai, d’ailleurs moi la première, qu’on se pose beaucoup de questions à l’approche de la période de Noël sur notre vie et ce que nous voulons vraiment. Cette pression constante qui est amplifiée par les films de Noël diffusés à la télé ou encore ce genre de roman de Noël. 

Et c’est pour cela que j’ai beaucoup aimé ce roman car l’héroïne était tellement focalisée sur ses films à l’eau de rose qu’elle rêvait d'un Noël parfait à l’image de ces films mais finalement la réalité est tout autre et cela la fait réfléchir. 

Je trouve qu’il était assez facile de s’identifier à l’héroïne, Lydia, malgré sa vie rêvée d’avocate londonienne dans un appartement chic. Car on apprend à la connaître et on comprend d’où elle vient. Ses trois meilleurs amis sont attachantes, chacune d’elle présente une personnalité différente et une histoire différente et malgré leurs différences elles sont amies depuis des années.
Celle que j’ai préféré c’est Alex car j’aime beaucoup sa franchise même si elle peut paraître bourrue.

L’histoire en elle-même n’est pas très originale mais il y a un petit quelque chose qui a fait que je n’ai pas pu lâcher ce livre.

Le style de l’auteur est assez simple et très fluide, ça permet d’avancer assez rapidement dans l’histoire.
À un moment, j’avoue que j’ai eu du mal à savoir comment cela allait se terminer. le seul point négatif est peut-être la fin que j’ai trouvé un peu trop long comparé au reste du livre, j’ai trouvé que l’auteur s’étalait peut-être un peu trop pour faire tirer en longueur.

Malgré la narration à la troisième personne, on est vraiment dans la tête de Lydia, on s’immisce dans ses états d'âme et on comprend ce qui s’y passe. L’auteur arrive à faire passer tant d’émotions et de réflexions dans son écriture qu’on se laisse aisément embarquer dans ce chalet avec l’ambiance de Noël, en présence des personnages qu’on peut finalement se représenter assez facilement.

En bref, j’ai été ravie de conclure mes vacances de Noël sur une note assez positive en terme de lecture, ce roman de Noël est parfait pour cette période là.


Ma note
4/5

mercredi 22 janvier 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] What light de Jay Asher

Edition : France Loisirs
Livre, 288 pages,
Format Poche
Référence : 10159765
Prix club : 7€

Quatrième de couv'

Comme tous les ans à l’approche de Noël, Sierra et ses parents quittent l’Oregon pour la Californie afin de vendre leur production de sapins. Là-bas, la jeune fille tombe sous le charme du beau Caleb. Mais de nombreuses rumeurs circulent à propos du garçon. Pour l’aimer, Sierra saura-t-elle voir au-delà des erreurs du passé ?

Mon avis

Tout d'abord, je remercie les éditions France Loisirs pour ce SP surprise ! cela permet de découvrir des lectures sur lesquelles je ne me serai pas forcément attardée :)

Ce livre est clairement un Young Adult par excellence. L’histoire se passe durant la période des fêtes de Noël.
Les personnages sont adolescents avec le comportement et la personnalité qui vont avec.
C’est d’ailleurs ce qui m’a un peu déçue car clairement j’ai compris que je n’étais pas la cible pour cette lecture. En effet, même si j’ai trouvé l’histoire mignonne, cela fut quelque peu laborieux à la lecture. Cette lecture a un peu traîné d’ailleurs, malgré ses moins de 300 pages, j’ai dû l’entrecouper par d’autres lectures pour éviter l’abandon.
Ce fut le premier livre de cet auteur pour moi. je le connais par ailleurs son autre livre "13 raisons" qui a été adapté en série sur Netflix.

Les personnages ont environ 16 - 17 ans et c’est vrai qu’ils ont des attentes, des jugements et des réflexions de leur âge voire même un peu immature parfois. J’ai malheureusement levé plusieurs fois les yeux au ciel mais je me répète, je ne suis clairement pas la cible de ce type de lecture. 

Quant à l’histoire en elle-même, je l’ai trouvé assez lisse et fade. C’est l’histoire d’une fille qui va en Californie un mois par an, car ses parents sont propriétaires d’un parc à sapins qu’ils vendent du coup pendant la période de Noël, et qui tombe amoureuse du gars au passé mystérieux. 
Quand on apprend le passé du garçon, franchement ce n’était pas non plus la révélation transcendante du siècle. J’ai trouvé qu’il y avait énormément de tapage autour des rumeurs pour pas grand chose finalement, enfin moi j’ai pas été choquée outre mesure. 

Alors certes, il s’agit d’adolescents avec des problèmes d’adolescents mais bon quand je me lance dans une lecture, j’attends quand même le petit truc qui rend l'histoire intéressante. En plus, le récit se passe pendant les fêtes de Noël alors j’attendais le petit miracle, le petit quelque chose qui rend l’histoire pétillante et unique mais c’est retombé comme un soufflet.

Après j’ai bien aimé le personnage de Sierra, elle est un peu plus mature que ses copains/copines, ça rendait l’histoire un peu intéressante.

En bref, ce que je retiens de cette lecture, c’est que je ne suis pas la cible, du coup je n’ai pas été touchée que ce soit par l’histoire ou par les personnages, c’est un livre qui ne me laissera pas de souvenir particulier.

Ma note
2,5/5

mercredi 1 janvier 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Une seconde avant Noël de Romain Sardou

Poche : 280 pages
Editeur : Pocket (2 novembre 2006)
Collection : Litterature
Langue : Français
ISBN-10 : 226616807X
ISBN-13 : 978-2266168076



Quatrième de couv'

1851. À Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissée des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers.
Et pourtant...
Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche et au costume rouge éclatant que nous connaissons tous très bien : le Père Noël...

Mon avis

Ce récit est un véritable conte de Noël que j’ai adoré lire pendant cette période. La narration est telle que le narrateur nous raconte l’histoire au coin du feu.
Ce récit donne une origine à l’histoire du Père Noël, la naissance de ce mythe connu dans le monde entier.

Cela commence avec l’histoire de Harold, un petit garçon de neuf ans orphelin, qui travaille en tant que ramoneur pour gagner sa vie. Et on se retrouve mêlé à ses aventures extraordinaires et à ses rencontres hors du commun.
J’ai beaucoup aimé cette version de ce mythe. D’ailleurs pour être tout à fait honnête, les contes retraçant une origine pour le Père Noël sont mes préférés, dans la même veine mais en film d’animation j’ai découvert le film Klaus, qu’on retrouve sur Netflix.).

Après, ce qui est sûr c’est qu’il faut avoir garder une âme d’enfant pour apprécier et se laisser transporter par cette histoire. Personnellement, je me suis laissée embarquer sans problème. Le rythme de l’histoire est soutenu et pour chaque entête de chapitre il y a une petite phrase, sous forme d'énigme qui nous aiguille sur ce qui nous attend dans le chapitre en question. Chaque fin de chapitre nous laisse en suspens sur un point de l’histoire et cela nous donne envie de savoir ce qu’il va se passer ensuite.

Il est vrai qu'en connaissant la quatrième de couverture , en commençant à lire le livre je ne savais pas du tout comment l’auteur aller nous amener à cette fin. En effet, l’histoire est assez courte, moins de 300 pages et je me suis dit que ça paraissait complètement invraisemblable et finalement je me suis laissée totalement embarquer.

Je me laisse facilement attendrir par ce genre de récit car j’aime croire en la magie de Noël
Voir la vie de cette orphelin, qui a le cœur sur la main, se transformer, cela m’a vraiment émue car je me suis beaucoup attachée à ce personnage.
C’est vraiment le personnage central de l’histoire. Tout tourne autour de lui, les autres personnages sont totalement secondaires.

En bref, ce fut un merveilleux conte de Noël comme je les aime, digne de ceux de Dickens, qui m’a fait rêver et que je n’oublierai pas !



Ma note
4/5

jeudi 28 novembre 2019

[CHRONIQUE LITTERAIRE] La vie est belle et drôle à la fois de Clarisse SABARD

Poche : 384 pages
Editeur : CHARLESTON (8 octobre 2019)
Collection : Poche
Langue : Français
ISBN-10 : 2368124926
ISBN-13 : 978-2368124925
Prix : 8,5€

Quatrième de couv'

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m'y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins... haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer...

Mon avis

Je ne sais pas si on peut qualifier ce roman de "romance de Noël" à proprement parler. Effectivement, cela se passe pendant la période des fêtes de fin d’année avec le personnage principal, Léna, qui en a horreur, il y a également un côté gastronomie sur la thématique de Noël assez présent, d’ailleurs c’est un élément que j’ai beaucoup adoré.
Cependant, il m’a manqué un je-ne-sais-quoi pour vraiment être happée par l’ambiance de Noël. En effet, le jour de Noël est quelque peu bâclé à mon sens.

Ensuite, l’intrigue principale, à savoir la disparition inopinée de la mère de Léna que l’on apprend dès les premières lignes, m’a tenue en haleine pour retomber comme un soufflet.
C’est vrai qu’un autre côté de l’histoire est revenu prendre de la place, mais pas trop non plus, pour nous faire oublier cette disparition.
Mon goût prononcé pour les thrillers me mènent à comparer, donc j’ai un peu de mal avec les histoires comme cela car du coup je les trouve un peu trop lisse, je m’attends toujours à être surprise et j’ai tendance à trop comparer et du coup je suis un peu déçue.

A y réfléchir à froid, c’est une bonne romance de Noël sans prise de tête, qui nous fait relativiser sur pas mal de choses et qui insiste sur le faite que Noël doit être un moment de partage, d’échange et de bonheur avec la famille, des proches, des amis et qu’il faut savoir se pardonner pour avancer.
J’ai lu ce livre comme un passe-temps car je voulais connaitre le dénouement pour les personnages mais il ne m’a pas tenu assez en haleine pour me donner l’envie irrépressible de retourner à tout prix dans l'histoire et c’est bien dommage. En effet c’est un livre qui doit faire un peu plus de 300 pages et il m’a quand même tenu 10 jours…

Cela m’a fait plutôt l’effet d’une sorte de « petit train » qui avance doucement mais sûrement, sans révélation extraordinaire, comme si on regardais vivre toute cette famille derrière une vitrine en pleine période de Noël.
Cela m’a donné du baume au cœur mais sans plus. Ce n’est pas une histoire qui me laissera des souvenirs. Les personnages sont touchants et attachants mais assez quelconque finalement mais pas assez clichés à mon goût pour ressembler à une vraie romance de Noël.

En bref, j’ai bien aimé cette petite romance, qui en plus a une suite qui est sortie cette année. Cela ne casse pas trois pattes à un canard mais elle fait le job en nous immergeant dans une famille avec quelques petits secrets, le tout avec une pointe de gastronomie autour de la thématique de Noël. Le petit plus, ce sont les petites recettes qui sont évoquées dans l’histoire qui se trouvent à la fin du livre, du coup ça nous donne encore plus envie de nous plonger dans l’ambiance de noël.



Ma note
3,5/5

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