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dimanche 22 novembre 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Octobre de Søren Sveistrup

Poche : 736 pages
ISBN-10 : 2253241539
ISBN-13 : 978-2253241539
Dimensions : 11 x 2.8 x 17.9 cm
Éditeur : Le Livre de Poche (26 février 2020)
Prix : 9,20 €

Quatrième de couv'

Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d'une femme amputée d'une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d'allumettes. Chargés de l'enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l'inspecteur Mark Hess découvrent que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Mon avis

J’aime beaucoup les thrillers scandinaves, je trouve que l’intrigue est toujours bien ficelée et surtout le dénouement inattendu.
Ce livre ne déroge pas à la règle.
On assiste, dès les premières pages, à une scène particulièrement violente dans le passé qui nous propulse directement de nos jours.

Dans ce récit, plusieurs affaires de meurtres, de disparition, s'entremêlent dans ce thriller qui est un véritable page turner.
Chaque chapitre est assez court et la fin de chacun d'eux appelle à lire le suivant. Pourtant, avec ses plus de 700 pages, le roman n'échappe pas au défaut de descriptions parfois long et inutiles au récit. Je pense que certains éléments ne méritaient pas une attention, une description aussi présente et précise car elles ne servent pas forcément l’intrigue.

Concernant les personnages, je me suis attachée à Hess et Thulin, nos deux personnages principaux, car l'un est mystérieux, et l’autre a été malmené par la vie. Ils sont déterminés et surtout investis dans leur travail, comparé à d’autres personnages pour lesquels le qu’en-dira-t-on est plus important que la vérité.

Hess m’a fait penser à un animal blessé par sa façon d'agir et sur le fait qu'il est silencieux sur sa vie et qui pourtant on sent que son métier est une réelle vocation et ce malgré ce qu’on pensera de lui.
Thulin est un personnage féminin fort qui ajoute une pointe de féminisme dans ce thriller assez masculin.
Le style de l’auteur est très fluide. Malgré le nombre important de personnages, on se retrouve assez facilement. L’intrigue est remarquablement bien mené, j’ai d’ailleurs été bluffée par le dénouement et la révélation finale et car je ne m’y attendais pas du tout. Et c’est cela que j’aime dans les thrillers, c’est quand l’auteur arrive à surprendre son lecteur.

En bref, ce fut une très bonne lecture. Malgré quelques longueurs et le fait que j’ai mis quelques jours à le lire, j’avais cependant toujours eu envie de retourner suivre les aventures des personnages, ce qui montre que malgré tout j’ai été happée par l’histoire et que j’avais envie d’en connaître la fin.


Ma note
3,75/5

jeudi 16 juillet 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Les enquêtes du Département V tome 1 : Miséricorde de Jussi ALDER-OLSEN

Poche : 528 pages
Editeur : Le Livre de Poche (9 janvier 2013)
Collection : Thrillers
Langue : Français
ISBN-10 : 9782253173618
ISBN-13 : 978-2253173618

Quatrième de couv'

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ?
Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case...

Mon avis

C’est un thriller scandinave comme je les aime, même si malheureusement, j’avais deviné dès le début le possible dénouement et j’ai espéré jusqu’à la fin me tromper.
J’ai découvert cette saga de roman par les films en premier, d’ailleurs des films excellents au passage.

Ce tome 1 est bien mené. On assiste à la création du fameux département V et à leur première enquête.
J’ai tout de suite adoré les deux personnages principaux à savoir Carles et Assad, je trouve que leur duo fonctionne très bien.
L’intrigue est bien ficelée, même si l’auteur aurait pu disséminés les indices de façon plus discrète.
Car oui je suis plutôt du genre bon public, j’aime me faire surprendre par le dénouement notamment et je déteste deviner, je préfère largement la surprise…

Ce thriller se lit tout seul, d’ailleurs ce que j’apprécie beaucoup dans ce récit c’est qu’il n’y a pas de scènes gore comme on peut en trouver dans certains du genre.
De toute façon, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de thriller scandinave et franchement pour moi ce sont les meilleurs.

Il y a quand même pas mal de suspense. Le récit se déroule à deux époques différentes de façon parallèle : on suit la victime depuis 2002, et on suit les enquêteurs aujourd’hui c’est-à-dire en 2007.

Je pense que cette saga est assez prometteuse, On sent que le premier tome a peut-être quelques défauts en terme d’indices cachés afin de pouvoir reconstituer le puzzle à la fin. J’espère que les tomes vont se bonifier au fil de mes lectures, car en effet je ne compte pas en rester là.

En bref, un bon thriller scandinave, peut-être pas le meilleur que j’ai pu lire, mais en tout cas qui m’a fait passer un bon moment.

Ma note
4/5

lundi 13 juillet 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] L'inconnu de la forêt de Harlan Coben

Edition : France Loisirs
Livre, 416 pages
Prix : 19,99€
Référence : 10206251




Quatrième de couv'

Une lycéenne victime de harcèlement scolaire
Wilde, un enquêteur pas comme les autres
Quand elle disparaît, il est le seul à pouvoir la retrouver
Au lycée, Naomi ne connaît que la solitude et l'humiliation.
Matthew, son ami a toujours laissé faire, mais la disparition soudaine de la jeune fille l'inquiète.
Sa grand-mère, avocate renommée et médiatisée, met sur l'affaire un certain Wilde, au profil atypique.

Mon avis

Ce livre est pour moi mon premier Harlan Coben, même si je connais de nom quelque uns de ses autres écrits, je n’ai jamais eu l’occasion de me lancer dans la lecture d’un de ses ouvrages. Par contre je connais quelques unes des adaptations qui en sont tirées.
D’ailleurs j'ai globalement aimé les adaptations que j’ai pu voir. Alors j’en attendais quand même pas mal de ce roman. Et j’avoue d'entrée que je suis un peu déçue.

Déjà, pour moi, le titre n’est pas forcément adapté à l’histoire. En effet, le personnage désigné par le titre est Wilde, dont on ne sait presque rien puisqu’il a été retrouvé très jeune dans la forêt seul et le souci c’est que ben on n’en apprend pas forcément beaucoup plus au fil de l'histoire.
Tout au long du récit, on pense qu’on va apprendre certaines choses à son sujet mais cela tarde à arriver.

Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait pas forcément d’éléments, de détails disséminés ça et là ai fil du récit pour nous accompagner vers le dénouement final. En général, dans un thriller, on peut retrouver des éléments au fil de l'eau qui prennent tout leur sens à la fin. Dans ce récit, le dénouement arrive un peu de nulle part, ou alors je suis passée à côté du récit. 
Les descriptions sont immersives, j'ai pu me représenter facilement environnement de chaque personnage.
Plusieurs thèmes intéressants y sont abordés, tels que la famille, la justice, le harcèlement scolaire, les réseaux sociaux, les défis que les ados se lancent....
Concernant les personnages, il est vrai que dans ce récit j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à un personnage. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Hester que je trouvais tranchante et assez dynamique. Wilde est atypique et a du mal à s'attacher aux gens. J'ai bien aimé son évolution au fil de l'histoire et surtout à la fin. 
On peut retrouver un rythme du récit assez soutenu, les chapitres s'enchaînent bien, on a quand même envie de savoir ce qui se passe. J’ai vraiment été déçue par le dénouement et ce manque d’informations sur Wilde. 

En bref, ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire, je suis moi-même déçue d’avoir été déçue car j’attendais beaucoup de cette auteur mais, malgré tout, je retenterais l'expérience avec un autre de ses titres.


Ma note
2,5/5

lundi 20 avril 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] La femme à la fenêtre de AJ Finn

Poche : 608 pages
Editeur : Pocket (14 février 2019)
Collection : Thriller
Langue : Français
ISBN-10 : 2266291866
ISBN-13 : 978-2266291866

Quatrième de couv'

Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur Internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russel – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d'emménager en face. Un soir, Anna est témoin d'un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute de sa propre raison ?

Mon avis

Il s’agit d’un huis clos dans lequel Anna Fox, psychiatre de profession, évolue seule. Cette mère de famille, séparée de son mari et sa fille, vit depuis plusieurs mois recluse chez elle en épiant la vie de ses voisins à coup de médocs et d’alcool. Jusqu’au jour où tout bascule : derrière sa fenêtre, elle assiste à l’impensable.

Ce thriller psychologique qui vous fera vivre plusieurs jours dans la tête d’Anna. On est spectateur de sa vie, ses tourments, ses problèmes psychologiques et on arrive même à douter d’elle. Car oui, avec près de 600 pages, l'autrice de la Fille du train, malmène son personnage, la laissant face contre tous et même nous-mêmes. On ne sait plus à qui se fier car il y a pas mal d’éléments troublants, on se pose des questions, on a envie de croire Anna mais comment ? Au fil des jours et des révélations, l'étau autour d’Anna se resserre.

Le début est un peu lent, on se laisse porter par le quotidien d’Anna, dépendante des médicaments et de l’alcool. On a la fois de la peine pour elle et en même temps, on se demande si elle fait vraiment un effort pour s’en sortir.
Anna est un personnage fragile, on sait qu'elle vit au jour le jour sans apprécier réellement la vie.  D’ailleurs, son passe-temps favori est de regarder les autres vivre leur propre vie. 
Dès qu’elle assiste à la scène chez ses voisins, elle ne vit que pour ça. Le livre se passe sur environ deux semaines mais on a l’impression que ça dure beaucoup plus longtemps.

L’auteur a mis en place une atmosphère particulière, à la fois glaçante, angoissante et surréaliste, elle s’attarde peut-être un peu (trop ?) sur les états d'âme d’Anna. C’est ce qui rend la lecture assez longue, le livre en lui-même est trop long à mon goût.
Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ma lecture, dans le fond, après j’avoue que j’ai peut-être laissé un peu trop traîner ce livre…

En bref, ce fut une lecture très intéressante et intrigante, je me suis beaucoup attachée au personnage d’Anna parce que j’avais envie de l’aider, et c’est vrai que la fin on ne peut clairement pas la deviner, et je pense que c’est ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre.

Ma note 
4/5

dimanche 5 avril 2020

[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] Serre-moi fort de Claire Favan


Poche : 408 pages
Editeur : Pocket (9 février 2017)
Collection : Thriller
Langue : Français
ISBN-10 : 2266271644
ISBN-13 : 978-2266271646
Prix : 7,5€

Quatrième de couv'

" Serre-moi fort. " Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d'abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l'incertitude et l'absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l'Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l'enquête sur la découverte d'un effroyable charnier dans l'Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d'une rare violence...

Mon avis

Je n’arrive pas à me décider sur ce que je pense réellement de ce livre. En effet, le style de l’auteur était très addictif et fluide, j’ai lu ce livre assez d’ailleurs vite et pourtant je n’ai pas accroché avec la fin proposée par l’auteur.

Le livre se compose en trois parties qui évoque des époques différentes.
Le problème c’est que j’aime beaucoup les thrillers qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin et là, ce n’est pas le cas car on découvre bien trop rapidement à mon goût qui est à l’origine de l’intrigue.

D’ailleurs, l’intrigue est assez bien ficelée, au début on est happé dans cette ambiance assez gênante, dans cette famille dont la fille adolescente disparaît, on l'apprend dès la première page. En fait, ce qui me gêne dans cette histoire, c’est la fin que je trouve à mon goût bâclée, limite peut-être même tirée par les cheveux.

Pourtant, c’est une lecture que j’ai beaucoup aimé, je pensais à l’histoire constamment, et j’avais qu’une hâte c’est de pouvoir me replonger pour reconnaître la suite et fin de ce récit. Mais je pense que cela ne correspond pas trop aux standards des thrillers que j’aime, parce que finalement comme je disais plus haut, on apprend assez rapidement qui est à l’origine de l’intrigue même si je m’en doutais fortement, et en fait le reste de l’histoire est centré sur comment va-t-on l’attraper, va-t-il s’en sortir, etc ?

En bref, c’est un thriller que j’ai bien aimé, cependant il ne répond pas au standard que j’aime retrouver dans ce type de lecture. De ce fait, cela m’a laissé un petit goût amer notamment avec la fin proposée par l’auteur.

Ma note
3/5

dimanche 26 janvier 2020

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Les morsures de l'ombre de Karine Giebel

    Poche : 320 pages
    Editeur : Pocket (10 septembre 2009)
    Collection : Policier / thriller
    Langue : Français
    ISBN-10 : 2298015325
    ISBN-13 : 978-2266181365
    ASIN : 226618136X

Quatrième de couv'

Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.
À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...


Mon avis

Pour moi, Karine Giebel est une référence en matière de thriller. C’est d’ailleurs le troisième de ses romans que j’ai lu (Juste une ombrePurgatoire des innocents).
Et pour lire ses romans, il faut en général avoir le cœur assez bien accroché par contre, car elle n’y va pas avec le dos de la cuillère pour maltraiter ses personnages.

Ce roman fait moins de 300 pages et pourtant il est très bien construit, l’écriture de l’autrice est juste et précise, sans superflu.
Tout au long du récit, on doute des personnages, au départ on ne comprend pas bien ce qui se passe pour Benoît, le personnage principal, on essaye de réunir des indices et pourtant, je n’ai pas vu venir le dénouement. Les liens sont difficiles à établir et j’ai tapé totalement à côté…
Le rythme de l’histoire est soutenu. On sent la tension monter petit à petit et l’escalade de la violence avec elle.
Les personnages souffrent, que ce soit du point de vue psychologique ou physique. L’intrigue est très bien ficelée et j’adore quand il est impossible de deviner la fin, c’est seulement une fois que l’on comprend tout, on se remémore les indices déposer ça et là tout au long du récit. 

J’ai eu un peu de mal à encaisser à la fin car des choses reste tout de même en suspens. C’est une fin assez amère. Je ne m’étalerai pas plus, mais ce récit est parfait pour les amateurs de thriller.

En bref, encore une super lecture, Karine Giebel est une valeur sûre une fois de deux plus.

Ma note
4/5

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Esprit d'hiver de Laura Kasischke

    Broché : 276 pages
    Editeur : BOURGOIS (22 août 2013)
    Collection : LITT. ETR.
    Langue : Français
    ISBN-10 : 2267025221
    ISBN-13 : 978-2267025224

Quatrième de couv'

Lorsqu’elle se réveille ce matin-là, Holly, angoissée, se précipite dans la chambre de sa fille. Tatiana dort encore, paisible. Pourtant rien n’est plus comme avant en ce jour de Noël. Dehors, le blizzard s’est levé ; les invités ne viendront pas. Au fil des heures, ponctuées par des appels téléphoniques anonymes, Tatiana devient irascible, étrange, inquiétante. Holly se souvient : l’adoption de la fillette si jolie, treize ans auparavant, en Sibérie… Holly s’interroge : « Quelque chose les aurait suivis depuis la Russie jusque chez eux ? »

Mon avis

Ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteur, j’avais déjà lu il y a quelques années "A moi pour toujours", un roman qui m’avait marqué.

Cette histoire se déroule le matin de Noël, Holly ayant pas mal bu la veille, s’est réveillée plus tard que prévu alors qu’elle a un repas de famille à préparer, son mari est parti récupérer ses parents à l’aéroport la laissant avec leur fille à la maison.
Alors va commencer un huis clos étrange avec sa fille. De façon angoissante, la tension va monter au fil du récit.
À la lecture de cette histoire, un sentiment d’isolement m’a envahi, on se sent prisonnier avec les personnages dans cet environnement, on est mal à l’aise.
Cette ambiance est ponctuée de flash-back sur le passé d'Holly, notamment et on est un peu perdu car on comprend pas où l'auteur veut nous amener mais cela ne nous empêche pas d’être appelé par cette écriture addictive et percutante. On a envie de comprendre ce qui se trame, cette ambiance entre les personnages est à la limite du surréalisme tant eux-mêmes ne se comprennent pas entre eux.
Esprit d’hiver est ce genre de lecture qu’on referme en repassant dans sa tête tout ce qui aurait plus nous alerter sur ce qui allait venir à la fin.
Car, personnellement, cette fin, je ne l’ai pas vu venir et en y repensant, il y avait des petits détails qui donnaient quelques indices… Cette fin m’a littéralement scotchée.
Cette lecture, c’est comme si j’avais été aspirée dans une spirale infernale, quelque chose qu’on arrive pas à saisir, l’auteur a réussi à me submerger dans cette ambiance, dans ce salon où je me trouvais avec les personnages.


En bref, ce fut une excellente lecture, je n’ai pas pu m’arrêter temps je voulais connaître la fin, C’est ce genre de lecture à laquelle vous pensez la journée quand vous avez hâte de vous y replonger…


Ma note
5/5



dimanche 20 octobre 2019

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Purgatoire des innocents de Karine GIEBEL

Poche: 640 pages
Editeur : Pocket (15 mai 2014)
Collection : Thriller
Langue : Français
ISBN-10: 2266246240
ISBN-13: 978-2266246248
Prix : 8,30€


Quatrième de couv'

Je m'appelle Raphaël, j'ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d'euros de bijoux. Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces. 

Je m'appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là...

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.
Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit...


Mon avis

C’est un thriller glaçant.
Au départ, cela commence comme un polar, puis lentement cela se transforme en quelque chose de complètement inattendu…
J’ai eu du mal à le lâcher tant je ne voulais pas abandonner les personnages à leur histoire terrifiante.
L’angoisse et l’horreur montent crescendo.
L’autrice ne nous épargne rien ni à ses personnages. La souffrance est partout et est totale. On se retrouve propulsé au milieu de nulle part ou les pires vices de l’humanité sont concentrés dans cet ouvrage. On est au summum de l’horreur et il est dur d’affronter cela.

Au début, on se méprends un peu sur la victime et je crois que c’est ça le pire.
Mais c’est à la fois, les meilleures valeurs de l’humanité se révèle et s'affronte au mal qui les entourent.
C’était un peu un combat entre bien contre le mal, tant le combat est rude et on n’a du mal à deviner l’issue. Une issue qui dans tous les cas ne peut pas être heureuse.
Ce roman est poignant, glaçant, angoissant, il nous fait perdre foi en l’humanité mais le contraire aussi. Il est bourré de rebondissements, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Malgré l’horreur et l’angoisse, je voulais savoir ce qu’il adviendrait des personnages. J’ai beaucoup aimé Raphaël pour son histoire personnelle et pour ce qu’il représente avec son frère. Cette histoire se passe sur 10 jours mais on a l’impression que ça dure des mois tant les épreuves qui attendent les personnages sont intenses et sans fin. Je n’ai pas été surprise par la fin même si ce cela m’a beaucoup surtout frustrée. 

L’épilogue ne m’a pas étonnée car pour moi cela faisait partie de la suite naturelle des choses. Il faut s’accrocher pour lire ce thriller, je pense que cela ne doit pas être le plus dur à surmonter du genre mais il a quand même un certain niveau.
Un rythme intense, glaçant, il n’y a aucune limite à la souffrance humaine, à l’imagination qui est sans limite et c’est peut-être ça le plus dérangeant, car on se rend compte qu’il y a toujours pire.
On est mal à l’aise car on sait que cela existe et je crois que c’est ça le plus effrayant.

En bref, ce thriller était une excellente lecture, je n’ai pas réussi à le lâcher tant j’ai été prise par l’intrigue et les personnages étaient très intéressants. J’en suis à la deuxième lecture de cette autrice et je ne m’en lasse pas…

Ma note
5/5



dimanche 25 août 2019

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Juste une ombre de Karine GIEBEL

    Poche: 608 pages
    Editeur : Pocket (7 mai 2013)
    Collection : Thriller
    Langue : Français
    ISBN-10: 2266238574
    ISBN-13: 978-2266238571
    Prix : 8,10€

Quatrième de couv'

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard...


Mon avis

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de thriller et je fais partie de ses lecteurs qui pensent que l’été est propice à ce genre de lecture.
Ce livre, cela faisait longtemps que je l’avais dans ma PAL, et quelle quelle erreur de ma part ! !

Je n’ai pas pu le lâcher du début à la fin, tant c’était prenant, palpitant et surtout intriguant.
Karine Giebela l'art de faire du suspense. Bon, autant être clair, il y a quand même quelques trucs que j’ai deviné mais cela ne m’a pas gênée.

Le personnage principal, Cloé, est détestable au possible et c’est vrai que c’est compliqué d’éprouver de la compassion pour ce qui lui arrive. D’ailleurs, l’auteur arrive très vite à nous faire douter, on arrive pas à savoir si ce qu’elle raconte est vrai ou faux.
Je me suis surtout attachée aux personnages secondaires, chacun apportant quelque chose au récit. C’est un récit qui est très bien construit car même si c’est un récit plutôt chronologique, c’est-à-dire qu’on a pas de flash-back, chaque pièce du puzzle finalement arrive à trouver sa place à la fin.

En effet, il y a certains détails qui sont un peu disséminés dans tout le récit et finalement on retrouve leur utilité, leur raison d’être dans les dernières pages. Et c’est ce que j’aime dans ce genre de récit.
Le style de l’auteur est à la fois simple et envoûtant. On se laisse prendre dans sa lecture car tout est fait pour nous tenir en haleine.
D’ailleurs, la fin, même si je l’avais partiellement devinée, m’a quand même foutu un coup tant ça me paraissait surréaliste !
J’ai ressenti tout au long du récit de l’angoisse, une certaine frustration pour certains événements et certains personnages, et même de la fascination car c’était très bien mené.
Ce livre est un vrai page-turner comme je les aime ! J’étais totalement immergée dans l’histoire, je vivais les angoisses avec l’héroïne.

En bref un énorme coup de cœur pour cette lecture, qui a réussi à me tenir du début à la fin, cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette passion pour un livre ! Cette histoire était prenant et glaçante.

Ma note
4,5/5




samedi 12 janvier 2019

[CHRONIQUE LITTERAIRE] La vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker

Broché: 672 pages
Editeur : Editions de Fallois (19 septembre 2012)
Collection : FALL.AGE H. 1AN
Langue : Français
ISBN-10: 2877068161
ISBN-13: 978-2298070378
Prix : 22€


Quatrième de couv'

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis

Ce livre est une relique de ma PAL, tant cela faisait un bout de temps que je le traînais. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu un sursaut au moment de l'annonce de la diffusion de la série : c'était soit maintenant, soit jamais ! 

Et quelle révélation, je me pose encore la question de pourquoi je n'ai pas sauté le pas plus tot ! Ce fut un récit très prenant ! Plus je lisais et plus j’y pensais ! Une histoire passionnante qui nous emporte au fil des révélations, au fil des pages…

J’ai découvert cet auteur avec ce livre et je ne le regrette pas. Il a un style à la fois fluide et travaillé. Dans ce récit, on jongle entre plusieurs époques et pourtant on n'est pas perdu. Ce que j’ai aimé c’est que plus on en apprenait sur les personnages Et moi on comprenait le lien avec l'histoire. Ce qui est normal étant donné que quasiment à chaque chapitre, une révélation est faite. Personnellement, je n’ai pas réussi à deviner la fin car l’auteur nous fait clairement tourner en bourrique ! Et pourtant à la fin, rien n’est laissé au hasard ! Tout tient la route, et quand on repense aux indices qui ont été semés au fil du récit, et peu à peu, le puzzle se reconstitue.

J’étais totalement captivée par cette histoire, je voulais connaître rapidement la fin !

Les personnages sont attachants, notamment Marcus et sa détermination. J’ai été également touchée par Harry et j’ai aimé me plonger dans son histoire, dans son passé. Il n’y a pas de description propre des personnages, du coup, il est aisé de se les représenter à sa sauce.

Ce qui m’a motivée à lire enfin ce livre qui traîné dans ma PAL depuis des lustres, ce fut évidemment la sortie de la série du même nom sortie en novembre. J’ai donc lu le livre avant de regarder la série et j’avoue que la série est très fidèle au livre. Quand je regardais la série je me revoyais en train de lire certains passages et la représentation que j’ai pu me faire des scènes. Du coup, même en sachant la fin j’avais envie de voir ce que ça donnait à la télé.

En bref, un thriller comme je les aime, un réel coup de cœur qui retourne pas mal dans tous les sens. On ne s’ennuie pas dans sa lecture, j’ai lu ce livre en ayant jamais envie de le quitter.

Ma note 
5/5



vendredi 3 février 2017

[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] CHANSON DOUCE de Leïla Slimani

Broché: 240 pages
Editeur : Gallimard; Édition : 01 (18 août 2016)
Collection : Blanche
Langue : Français
ISBN-10: 2070196674
ISBN-13: 978-2070196678












Quatrième de couv'

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Mon avis

Ce roman est le prix Goncourt 2016. C'est l'histoire d'un couple, avec deux enfants qui cherche une nounou pour les garder à domicile. En effet, la mère décide de reprendre son activité professionnelle parce qu'elle se sent un peu inutile à la maison à s'occuper des enfants, cette frustration la perturbe beaucoup au quotidien et elle a l'envie de retrouver une vie sociale pour être plus épanouie. Cependant, la nounou est choisie mais un drame survient, je ne vous en dis pas plus, dans tous les cas ces informations vous l'avez dès les premières lignes du roman.

J'ai trouvé ce livre, cette histoire assez troublante. Histoire de cette famille avec deux enfants, qui a tout pour être heureuse et cette nounou dépressive envieuse qui gâche tout. Ce roman dépeint avec réalisme les travers de notre société. En effet, une mère qui est cantonnée à s'occuper des enfants, et qui a envie de reprendre une vie professionnelle même si elle aime ses enfants. 

Tout au long du roman, on voit l'évolution de la relation entre le couple et la nounou. En effet, Dès le début du roman on sait ce qu'il va se passer et tout le reste du roman est consacré à la description de situations qui ont pu conduire à cette descente aux enfers et à ce drame. C'était un roman que j'ai trouvé un peu sordide, qui décrit cette descente aux enfers que les parents ressentent, mais ils ne veulent pas intervenir rapidement, ils veulent se donner du temps par confort et égoïsme. On se rend compte que la nounou prend de plus en plus de place, elle se mêle de plus en plus dans l'éducation des enfants et que les parents n'arrive pas la remettre à sa place de peur de la perdre. 

Il est vrai que dans ce récit là on ne s'attache pas trop aux personnages parce qu'on sait d'entrée ce qu'il va se passer. On essaye simplement de comprendre comment un tel drame a pu survenir et s'il y avait une possibilité de l'éviter. On cherche donc tout au long du roman des indices qui auraient pu nous interpeller, permettre d'éviter ce drame, et c'est vrai qu'on est un peu frustré. 

Le rythme de l'histoire est assez fluide, les chapitres sont assez courts, et la plume de l'auteure est assez accessible. Ce qui est assez étonnant pour un prix Goncourt. Après, il est vrai que je n'ai pas eu l'occasion d'en lire beaucoup. 

Ce que j'ai trouvé aussi intéressant dans ce livre, c'est le fait que quelques chapitres sont consacrés à d'autres personnages qui ont aussi connu la nounou, et qui donc nous donne une certaine perception de ce personnage.

Il y a très peu de dialogue, c'est un roman qui est surtout basé sur la description des personnages, des lieux, des situations. L'auteur s'attache également à décrire des détails qui semblent un peu inutiles, futiles, qui peuvent justement alourdir le récit et laisser penser aux lecteurs que ça ne sert à rien, mais finalement, je trouve que chaque détail compte pour décrypter un petit peu l'évolution de l'histoire.

En bref, c'est un livre qui m'a beaucoup intéressé, que j'avais vraiment envie de lire, que la curiosité m'a poussé le faire, et je ne regrette pas ce choix parce que c'est vrai que même si c'est un roman qui est assez angoissant, frustrant, qui met assez mal à l'aise en faite, c'est intéressant de voir comment notre société fonctionne, comment certaines personnes sont laissées de côté, comment faire passer le confort avant la sécurité, comment certains drames peuvent survenir sans qu'on le voit arriver.



Ma note 
4/5

dimanche 2 octobre 2016

[CHRONIQUE CINEMA] MORGANE de Luke Scott


Date de sortie 28 septembre 2016 (1h 32min)
De Luke Scott
Avec Kate Mara, Anya Taylor-Joy, Toby Jones
Genres Thriller, Science fiction, Epouvante-horreur
Nationalité Américain

Synopsis

Consultante en gestion du risque, Lee est envoyée dans un lieu isolé et tenu secret pour enquêter sur un événement terrifiant qui s’y est déroulé. On lui présente alors Morgane, à l'origine de l’accident, une jeune fille apparemment innocente qui porte en elle la promesse du progrès scientifique. À moins qu’elle ne se révèle être au contraire une menace incontrôlable…


Mon avis

Je suis allée voir ce film un peu par hasard parce que j'avais envie d'aller au cinéma et que c'était la première séance qui était aux horaires qui me convenait. Et j'avoue que j'ai eu une très bonne surprise. 

Il s'agit d'un film de science-fiction qui nous amène dans un futur assez proche où une entreprise à la possibilité de créer de l'ADN synthétique et donc de créer ce qu'on pourrait assimiler à des êtres humains modifiés. 

Après quelques loupés, ils arrivent à mettre au monde un bébé avec cet ADN. Le bébé va grandir de façon normale même si cette croissance est ainsi accélérée et de façon exponentielle. Tout va se dérouler normalement jusqu'à ce qu'il arrive un incident particulièrement grave. 

Dès lors, un consultant va être dépêché sur place afin de savoir ce qui s'est passé. 

Alors ce film est un huis clos, qui se déroule dans un endroit assez reculé, une petite maison où toute l'équipe de recherche y vit depuis plusieurs années en veillant sur cette création. Ils l'ont élevé un peu comme un enfant et on perçoit très rapidement qu'ils s'y sont attachés. Pour eux, ce n'est pas une expérience mais c'est carrément un enfant. Et la problématique du film va tourner tout autour de cet attachement à cette créature qui n'est pas vraiment humaine. On va essayer de savoir quelles sont ses intentions, si elle ressent des émotions et surtout si elle a conscience de l'incident qui a été perpétré. 

C'était un film qui est assez réaliste mais à la fois qui fait peur. Car il faut l'avouer si un jour on arrive vraiment à modifier de l'ADN afin de créer des humains autrement que par une gestation conventionnelle, dirons-nous, c'est quelque chose qui peut dériver très rapidement. De plus, ce sont des créatures qu'on ne maîtrise pas forcément parce qu'elles sont dotés du coup d'une intelligence propre à elles, avec un raisonnement qui est y attaché. L'équipe de recherche a fait l'erreur s'être attachée à elle et du coup cela met en danger pas mal de monde. Il y a aussi une autre problématique qui est abordée, c'est surtout en terme d'éthique, comment peut-on considérer cette création, quel est son statut etc.

J'ai trouvé ce film très intéressant, notamment par le sujet qu'il aborde, par le fait que ce soit un huis clos donc que les protagonistes soient enfermés avec cette chose, et que la consultante en arrivant perturbe un peu cet environnement qui leur était familier. 

Il y a aussi une notion de bénéfices/risques, qui tourne autour du fait de savoir si cette chose doit continuer à vivre ou bien s'il faut recommencer l'expérience du début. Et on se rend compte très rapidement que finalement les événements ne vont pas se passer comme on le pense. C'est un film qui nous surprend notamment par ses rebondissements, par son audace, et surtout pas les thèmes qu'il aborde. De plus j'ai adoré la fin, parce que c'est une fin à laquelle on ne s'attend pas du tout même si on peut avoir quelques doutes. 

En bref, j'ai trouvé que c'était un petit film qui ne payait pas de mine, en plus avec que quelques acteurs connus. Un petit film dont on entend pas spécialement parler à la télé et pourtant qui mériterait à ce qu'on s'attarde dessus.

Ma note
4/5 


dimanche 21 août 2016

[CHRONIQUE CINEMA] Jason Bourne de Paul Greengrass

Date de sortie 10 août 2016 (2h 04min)
De Paul Greengrass
Avec Matt Damon, Tommy Lee Jones, Alicia Vikander
Genres Action, Thriller
Nationalité Américain


Synopsis

La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas...

Mon avis

J'ai eu la chance de voir ce film en avant première ! Et c'est un retour inattendu ! Alors cela va paraître un petit peu étrange ce que je vais écrire mais j'ai trouvé que dans ce film il y avait un peu trop d'actions ! Et pour moi trop d'actions, tue l'action. En effet, c'est sûr que le rythme du film est assez haletant, il n'y a pas de temps mort, on ne s’ennuie pas, il se passe toujours quelque chose. Cependant j'ai trouvé les courses poursuites des voitures assez exagérées parce que c'est vraiment dans le too much, je dirais même à l'américaine, beaucoup de tôle froissée beaucoup de voitures renversées, des voitures qui prennent feu enfin bref c'est clair qu'on en prend plein les yeux niveau effets spéciaux.

J'ai trouvé que l'intrigue complétait la trilogie originale. En effet, on en sait beaucoup plus sur le passé de Jason Bourne, notamment sur son père. Mais j'ai trouvé que le retour de Jason Bourne n'était pas forcément indispensable, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est le film de trop.

En parlant de Jason Bourne, j'ai trouvé que l'acteur Matt Demon avait pris beaucoup en muscles et surtout un sacré coup de vieux.

Pour revenir à l'intrigue c'est vrai que l'intrigue était bien ficelée, intéressante, haletante, parce qu'on se retrouve avec des personnages qui jouent un double jeu donc que cela rajoute un petit peu de piment à l'intrigue parce qu'on ne sait vraiment pas où est-ce qu'on va finalement. On n'arrive pas à deviner forcément l'issue du film. On se retrouve avec un retournement de situation inattendu. 


Le personnage féminin est assez difficile à cerner et ce jusqu'à la fin du film. D'ailleurs, l'actrice qui l'incarne est une actrice que j'avais beaucoup aimé notamment dans le film Ex Machina. Elle a un visage assez froid et assez charismatique qui cache beaucoup ses émotions et qu'on arrive difficilement à cerner.

Dans ce film, il y a également beaucoup de cascades un peu surréalistes, ce qui enlève un petit peu de crédibilité au film. On retrouve Vincent Cassel dans un rôle qui lui va particulièrement bien, dans ce rôle d'espion un peu revanchard.

En bref, je dirais que c'est un opus qui n'est pas indispensable à la trilogie déjà existante, cependant j'ai trouvé que l'intrigue complétait l'histoire, des acteurs qui incarnent leur rôle très bien, une intrigue intéressante.


Ma note
3/5

mercredi 10 août 2016

[CHRONIQUE CINEMA] INSAISISSABLES 2 de Jon M. Chu

Date de sortie 27 juillet 2016 (2h 05min)
De Jon M. Chu
Avec Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson
Genres Thriller, Action, Comédie
Nationalité Américain


Synopsis

Un an après avoir surpassé le FBI et acquis l’admiration du grand public grâce à leurs tours exceptionnels, les 4 Cavaliers reviennent !
Pour leur retour sur le devant de la scène, ils vont dénoncer les méthodes peu orthodoxes d’un magnat de la technologie à la tête d’une vaste organisation criminelle.
Ils ignorent que cet homme d’affaires, Walter Marbry, a une longueur d’avance sur eux, et les conduit dans un piège : il veut que les magiciens braquent l’un des systèmes informatiques les plus sécurisés du monde. Pour sortir de ce chantage et déjouer les plans de ce syndicat du crime, ils vont devoir élaborer le braquage le plus spectaculaire jamais conçu.


Mon avis

Je dois avouer que j'étais vraiment déçue par ce film car je n'ai pas trouvé aussi bon que le premier. J'ai trouvé que les tours de magie étaient un peu trop tirer par le cheveux et totalement irréalisables. L'action était trop décousue, et il y avait beaucoup d'actions.

Les acteurs sont assez bons dans leur rôle sauf la nouvelle cavalière, que j'ai trouvé un peu trop bavarde, exaspérante et on se demande si le réalisateur n'a pas fait en sorte qu'elle parle beaucoup pour gagner en longueur sur le film. Je n'ai pas aimé le dénouement car je l'ai trouvé un peu grossier et un peu trop facile et que ce n'est pas du tout cohérent avec le premier volet. Sinon le jeu d'acteur est pas trop mal, on les sent à fond, motivés, et totalement possédés par leur rôle. 

Il y a beaucoup d'effet spéciaux et d'illusions qui font rêver même si c'est un peu tiré par les cheveux. Et malgré le dénouement léger et facile j'ai trouvé que l'intrigue était assez intéressante même si je pense que j'aurais aimé en savoir un peu plus sur l’Oeil et ce qu'il représente exactement et qui en sont les membres. Je pense que cet univers n'a pas été assez exploité et qu'on laisse le spectateur un peu sur sa faim en manquant de lui donner des explications.

En bref, ce n'est pas le film de l'année mais il se regarde sans problème!

Ma note
2,5/5

mardi 28 juin 2016

[CHRONIQUE CINEMA] Un traitre idéal de Susanna White




Date de sortie 15 juin 2016 (1h 48min)
De Susanna White
Avec Ewan McGregor, Stellan Skarsgård, Damian Lewis
Genres Thriller, Espionnage, Policier
Nationalité Britannique


Synopsis

En vacances à Marrakech, un couple d’Anglais, Perry et Gail, se lie d’amitié avec un millionnaire russe nommé Dima. Ils ignorent que cet homme charismatique et extravagant blanchit l’argent de la mafia russe… Lorsque Dima demande leur aide pour livrer des informations explosives aux services secrets britanniques, la vie de Perry et Gail bascule. À travers toute l’Europe, ils se retrouvent plongés dans un monde de manipulation et de danger où chaque faux pas peut leur coûter la vie. Pour avoir une chance de s’en sortir, ils vont devoir faire équipe avec un agent anglais aux méthodes vraiment particulières…


Mon avis

C'est un film que j'ai trouvé pas trop mal avec Ewan McGregor. Un film avec pas mal d'action, de rebondissements sans être trop rechercher. Ce film aborde le sujet des milieux mafieux russes avec des personnages assez percutants et charismatiques, qui ne sont pas forcément ce à quoi on s'attend malgré la situation dans laquelle ils se trouvent.


L'histoire de ce film est assez intéressante et un peu inattendue. J'ai trouvé, en effet, qu'il arrive quelque chose de particulier, au personnage principal et on s'attend à un retournement de situation qui ne vient pas forcément.

Pour ma part, je considère que ce n'est pas le film de l'année mais c'est un film qui se regarde avec lequel on passe un bon moment. En plus on a la chance de voir à l'écran quelques bons acteurs, tels que Ewan McGregor, qui rendent le film d'autant plus attractif.

On arrive à s'attacher assez bien au personnage principal sur lequel on apprend quelques indiscrétions. Ce film arrive même à faire passer quelques moments d'émotion.

En bref, un film d'espionnage qui se regarde facilement. Les amateurs du genre devraient trouver leur compte. 


Ma note
2,5/5

samedi 28 mai 2016

[CHRONIQUE CINEMA] Money Monster de Jodie Foster


Date de sortie 12 mai 2016 (1h 39min)
De Jodie Foster
Avec George Clooney, Julia Roberts, Jack O'Connell
Genre Thriller
Nationalité Américain


Synopsis

Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…


Mon avis

Il s'agit clairement d'un film qui parle du monde de la finance et de ses travers, de ses magouilles. Il est aussi question de la détresse des gens qui mise des sommes phénoménales qui représentent l'économie de toute une vie et qui du jour lendemain se retrouvent sans rien.
On a affaire a un présentateur télé spécialisé dans la finance, regardé par des millions de personnes très influent et un jeune homme qui a mise son héritage sur des actions recommandées par ce présentateur.
Il y a eu un bug et 800 millions de dollars ont été perdus par l'entreprise.
Un gros scandale a éclaté et l'entreprise n'est pas capable d'expliquer ce problème.

Le jeune homme perd les pédales et prend en otage le présentateur en direct à la tv.
Et il va suivre ces longues heures de négociations pour trouver une solution afin qu'il n'y ait pas de perte humaine et que le jeune homme puisse retrouver son équilibre.
Cela est mal engagé car on prend conscience que le désespoir peut nous faire prendre des chemins totalement inattendus et dangereux.
Ce film est très intéressant tout d'abord par son caractère humain : l'argent peut détruire des vies et surtout comment se ressaisir quand on a tout perdu?
Le monde de la finance est un monde cruel qui fait tomber beaucoup de masques et notamment celui de l'orgueil car on voit le présentateur qui pensait etre aimer de tous mais finalement, il n'est qu'un divertissement pour les spectateurs, un pantin, rien de plus.

En bref, dans la meme veine que le film The Big Short, en moins compliqué, mais qui dénonce quand même ces dérives de la finance qui peuvent détruire des vies.

Ma note

4/5

dimanche 13 décembre 2015

[CHRONIQUE CINEMA] Le pont des espions de Steven Spielberg



Date de sortie 2 décembre 2015 (2h12min) 
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Tom Hanks, Mark Rylance, Scott Shepherd 
Genre Thriller
Nationalité Américain

Synopsis :
James Donovan, un avocat de Brooklyn se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.

Mon avis :
J'ai une affection particulière pour les films historiques, notamment ceux qui mettent en lumière des personnages dont l'Histoire ne parle pas ou peu.
Nous sommes en pleine Guerre Froide, et ici, il s'agit de l'histoire de James Donovan, brillant avocat américain spécialisé dans les assurances à qui le gouvernement américain "demande" de défendre, Abel, un homme accusé d'espionnage contre les Etats-Unis d'Amérique. Pourquoi défendre un "traiter"? eh bien pour donner l'illusion que les USA attachent beaucoup d'importance à la justice et à l'égalité de tous face à elle et au droit de chacun d'être défendu. Seulement, on comprend que tout est joué d'avance, mais nous avons à faire à James Donovan qui prend son métier très à cœur et qui défendra son client coûte que coûte. En parallèle, un américain se fait arrêter en URSS pour espionnage également.... 

Ce film a été bien mené, un Tom Hanks a qui le rôle de James lui sied bien. Un film qui nous transporte à la fin des années 50 avec ses décors, son mode de vie et surtout ses jeux politiques insoupçonnés. Le rythme du film nous met direct dans le bain, on est dans le contexte de cette Guerre sourde, silencieuse, insidieuse mais bien réelle. Il met en lumière tout l'enjeu de l'espionnage.


James est un personnage que j'ai particulièrement aimé car il est droit, juste, impartial, et croit en la justice. Ce qui est paradoxal avec le contexte dont il s'agit. Et c'est cela qui fait que c'est un personnage hors du commun. Entre les jeux de pouvoirs et les vies humaines, James a fait son choix.
Tom Hanks est remarquable dans ce rôle, teinté par son élégance, son charisme et sa pugnacité. 
C'est toujours un plaisir de le retrouver dans un film.
Abel, incarné par Mark Rylance, est un personnage particulier. Il a l'air à la fois lucide et désabusé. Tellement désabusé, caractérisé par ses mimiques, qu'il en devient un personnage attachant, limite drôle. 
On se retrouve avec deux personnages aux idéologies différentes mais défendant les mêmes valeurs avec la même dignité et loyauté.

Spielberg excelle dans les films retraçant la vie ou une partie de vie de personnages historiques. Même si ce film est victime de quelques longueurs, il n'en reste pas moins intéressant pour les mordus de l'Histoire, dont cette dernière a tu le nom de Donovan. 

En bref, un film très intéressant, sur un personnage méconnu et qui pourtant a joué un rôle important durant la Guerre Froide.

Ma note : 3,5/5

samedi 10 octobre 2015

[CHRONIQUE LITTERAIRE] Les enfants de chœur de l'Amérique d'Héloïse Guay de Belissen

Broché: 235 pages
Editeur : Anne Carrière (26 août 2015)
Collection : ROMAN
Langue : Français
ISBN-10: 2843377994
ISBN-13: 978-2843377990
Prix : 17,5€












Quatrième de couv :
En 1980, à quatre mois d'intervalle, Mark David Chapman assassine John Lennon et John Hinckley tire à bout portant sur Ronald Reagan. Chapman et Hinckley, rien à voir en apparence, si ce n'est leur âge (25 ans) et leurs origines middle-class. Rien, sauf leur passion dévorante pour L'Attrape-cœurset son héros, Holden Caufield. Sauf qu'ils aiment tous les deux les mômes, rien que les mômes. Qu'ils se méfient des pères qui picolent. Et des mères, hystériques. À moins que Chapman et Hinckley soient seulement les rejetons paumés d'une Amérique affamée de chair fraîche, de fric et de célébrité. Avec leurs airs d'enfant de chœur, ces deux-là racontent leur jeunesse. Chapman, le petit gros qui s'inventait des amis imaginaires. Hinckley, l'étudiant solitaire, fou amoureux de Jodie Foster, la gamine de Taxi Driver, qui le sauverait de son existence médiocre. De son côté, Caufield en a marre d'être bloqué dans la tête de ces tarés qui se sont emparés de sa vie en lisant L'Attrape- cœurs; il en a marre que Salinger, ce génie mutique et égoïste, le maintienne dans son éternelle jeunesse et dans sa rage. Il voudrait que Salinger écrive la suite. Il voudrait grandir. Pas Hinckley, ni Chapman. Ces deux-là prétendront avoir dégainé leur arme par amour. Trop d'amour c'est sûr, un amour maladif pour eux-mêmes. L'histoire était trop belle, ou trop tragique, pour qu'Héloïse Guay de Belissen n'en fasse pas un roman, ne raconte pas l'histoire de ces idolâtres modernes à l'âme vibrante et torturée. Le Roman de Boddah (Prix Méditerranée des lycéens 2014)

Mon avis :

Tout d'abord, merci au site Babelio qui m'a permise de découvrir ce livre grâce à leur masse critique.

On peut dire qu'il s'agit d'une sorte de biopic sur 2 tueurs qui ont fait parler d'eux car ils ont commis des crimes célèbres.

J'ai trouvé que c'était à la fois ironique, satirique avec une pointe de réalisme.
L'auteur nous propose un regard sur la vie de ces 2 tueurs qui ont tous les deux 25 ans, eu une enfance particulière ou alors un mal-être, avec une obsession et surtout il avait sur eux le livre de JD Salinger L'attrape-coeurs. Ils se sont tous sentis à part depuis le plus jeune âge en ressentant notamment des sentiments très particuliers, ont été solitaires avec des pensées sombres.

Il y a un parallèle aussi avec le héros du livre de JD Salinger l'attrape-cœurs. Ce héros à la fois égocentrique, égoïste et très narcissique entame un dialogue intérieur avec les personnages afin de les influencer à travers la lecture qu'ils font du livre. J'ai ressenti un malaise en lisant ce livre parce qu'il donnait un aspect, une vision de ces tueurs en les humanisant, en montrant que finalement s'ils avaient commis ce qu'ils ont fait c'est parce qu'ils avaient un problème ancien à régler, une obsession, et les personnages pensaient qu'en passant à l'acte ils allaient être délivrés de ce mal-être qui les rongeait. 

Ce livre montre aussi finalement l'influence que la lecture d'un ouvrage en particulier peut avoir sur une personne qui en est fortement imprégnée. Ce n'est pas vraiment un thriller au sens strict du terme parce que finalement on connaît l'issue de l'histoire mais on peut dire que c'est plutôt une analyse personnelle sur fond de fait réel de la vie des personnages avant le passage à l'acte, une sorte de cheminement qui a mené les personnages à commettre leur dessein.

L'auteur a un style très particulier rempli à la fois de finesse et de poésie tout en étant percutant et tranchant. Elle arrive à décrire la perfection la psychologie de ses personnages. Mais dans ce livre, il n'y a pas que la vie de ses personnages qui ont commis ses atrocités, il y a aussi la décadence d'une société où l'accès aux armes est aussi facile que d'acheter du pain. 

Mais outre ces problèmes, car ils ne sont pas seuls à avoir ce type de problème, il y a aussi l'aspect mental qui a joué un rôle très important dans leur passage à l'acte et aussi l'exposition que peut faire la société de consommation que ce soit au niveau des armes, de la musique ou encore du cinéma où finalement ces jeunes n'ont pas su discerner la fiction de la réalité

En bref, c'est pas le style de livre que j'apprécie le plus, mais j'ai bien aimé être dans la tête de ces personnages finalement. Cela a un côté assez décalé mais qui montre quand même les travers de cette société car finalement ce qui s'est passé dans ce livre est toujours d'actualité.



Ma note : 4/5.

jeudi 16 avril 2015

[CHRONIQUE LITTERAIRE] LE CHUCHOTEUR de Donato CARRISI : époustouflant !

Broché: 576 pages
Editeur : Le Livre de Poche (1 juin 2011)
Collection : Policier / Thriller
Langue : Français
ISBN-10: 2253157201
ISBN-13: 978-2253157205













Quatrième de couv' :

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Mon avis :

Je ne suis pas forcément fan des thrillers mais Margaud de la chaîne YouTube Margaud liseuse m'a convaincue de me lancer dans cette lecture, après les éloges qu'elle en a fait.
On a affaire à un thriller très bien monté, où on ne sait pas qui est véritablement le meurtrier avant la fin du livre. Et on ne peut pas le deviner !
C'est totalement exceptionnel pour moi !

Pour faire court, on se retrouve face à une scène de crime dans une clairière où 6 bras de petites filles sont découverts.
Seulement, le hic est que dans les semaines précédent cette découverte, seulement 5 petites filles ont été enlevées, 2 questions se posent : qui a commis ces crimes? et qui est la 6ème petite fille?

Tout d'abord, le style de l'auteur, malgré le genre, est hyper accessible et les descriptions et explications sont très claires.
L'auteur prend un plaisir fou à nous balader de potentiels coupables en potentiels coupables, avec toujours des théories qui mènent à ces solutions mais finalement cela s'effondre le coup d'après.
Alors on avance peu à peu, à tâtons, en se posant toujours une multitudes de questions. Une intrigue plus qu'addictive, un auteur qui nous balade de page en page.
Des personnages très différents les uns des autres avec leur personnalité, leur histoire que l'enquête impacte à différents niveaux.
Mila est une femme qui a beaucoup vécu et qui a gardé pas mal de séquelles. Et Goran qui est au contraire quelqu'un de posé, qui gère son équipe et est toujours de bons conseils.
Ce sont les 2 personnages les plus attachants, avec Boris, qui reste plus en retrait mais qui est un personnage attentionné envers Mila.

L'auteur est très bien renseigné sur les avancées scientifiques en matière de recherches d'empreinte et d'ADN, j'y ai appris des choses.
La fin est totalement inattendue, complètement imprévisible et les révélations nous laissent sur les fesses !

En bref, si vous aimez être baladé par un auteur, ne plus savoir où vous en êtes et surtout à quel personnage on peut se fier, ce livre est fait pour vous !


Ma note : 5/5.

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